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Nuit européenne des musées 2017

En partenariat avec l'ENSBA (École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Lyon)         |        Édition 2016 avec l'Ensatt

Les étudiants de 2e et de 4e année de l'ENSBA invitent les visiteurs à découvrir leurs projets artistiques, conçus en lien avec des œuvres de leur choix et présentés dans les salles du musée. Une occasion de découvrir le musée sous un angle original, à travers le regard des étudiants, leurs installations et leurs interventions !

Retour sur quatre projets de la soirée.


« Traces »

Nous nous sommes intéressés aux traces inframinces, aux choses qui échappent aux regards ou à l'intérêt. Nous nous sommes rendu compte que des situations éphémères venaient inconsciemment/accidentellement composer l'espace et qu'il nous paraissait intéressant d'ne laisser une trace photographique.
Étudiants : Thily Vosier (2e année) et Vincent Barbier (4e année)


« Mise à distance »

La pièce que je propose s’articule autour du tableau du Pérugin, L’Ascension du Christ, 1495-1498.
Plus spécifiquement en rapport avec la mise à distance, barrière de sécurité, pressente devant celui-ci. L’intervention a consisté a placer quatre panneaux de bois peints à l’acrylique montés sur des châssis en métal.
Le titre, Mise à distance, résume les enjeux de la pièce : le détournement de l’objet muséal. Un jeu avec la composition, sans perspective de l’œuvre, renforcée par ces plans monochromes. Une mise à distance de deux périodes de l’histoire de la peinture.

Étudiant : Hugo Ferretto (4e année)



« Visite guidée »

Visite Guidée est une proposition sur la mémoire des images dans un moment où notre regard bascule vers leur accumulation, mais où les traces qu’elles laissent sont de plus en plus incertaines. Au centre de cette proposition vidéo se trouve l’assaut du passé au présent et le dialogue avec les morts pour qu’ils rendent leur part de futur qui est ensevelit avec eux.

Lors de cette « visite vidéo », il s’agit de venir s’interroger sur notre capacité à regarder le monde, et sur le rapport qu’ont, aujourd’hui, les images avec notre mémoire. Alors que celles-là nous parviennent, sous forme de bribes d’informations, à une vitesse accélérée qui dépasse largement les capacités mémorielles humaines, il semble qu’il soit de plus en plus difficile de faire le tri. Comment pouvons-nous distinguer « pensées, souvenirs, visions » ?

Étudiant : Jean Doroszczuk (4e année)


« Air de famille »

Dans le magasin de la boutique du musée sont proposées à la vente des figurines en plastique, très kitsch et colorées, références décalées aux figurines sacrées de la partie Égypte Antique. Les deux coexistent donc au sein du même bâtiment, font référence au même sujet mais sont pourtant très éloignées, au delà de leur nature évidemment, dans leurs formes même. Pourquoi ?

Une imitation plus fidèle menacerait-elle l’authenticité de l’original en créant une confusion? Que présume-t-on du consommateur qui est la même personne que le visiteur ? Est-il légitime de faire un jouet qui soit une reproduction si contradictoire? Rapprocher ces deux objets physiquement permet de créer un décalage visuel et soulever ces questions.

Étudiante : Marine Forestier (2e année)