Logo pour impression
 
Epoque ramesside, vers 1300-1070 avant J.-C.
Bois et pigments naturels
L. 36,5 ; l. 4,7 ; P. 0,9 cm
Dépôt de l'Institut d'égyptologie Victor-Loret de Lyon en 1988
Inv. G 10
 
Egypte
Palette de scribe

La palette constitue avec la coupelle à broyer les pigments et le godet à eau, le nécessaire à écriture du scribe égyptien. La palette servait de rangement aux pinceaux en tiges de papyrus (calames) dans un compartiment central et de réserve à encre solide. On l'utilisait aussi comme règle pour tracer des traits. Le scribe passait son pinceau détrempé d'eau additionnée de gomme d'acacia sur les pigments contenus dans les cupules placées au bout de la palette. Le rouge était issu d'un mélange de cinabre, de sulfure de mercure ou de minium et d'oxyde de plomb, le noir de suie animale. L'usure des deux couleurs et la trace d'écriture hiératique sur la palette prouvent que l'objet a été utilisé.

Au moyen des calames, le scribe écrivait en hiératique sur différents supports (papyrus, tissu, bois...) ou traçait le contour des signes hiéroglyphiques destinés à être gravés.

Des centres d'apprentissage de l'écriture et de la lecture assuraient la formation des scribes, des prêtres et des fonctionnaires. Cette maîtrise du savoir leur conférait pouvoir et prestige. Progressivement toutefois, la majorité de la population sut lire et écrire.

Déposer une palette de scribe dans une tombe avait également une valeur symbolique : c'était assimiler le défunt à Thot, le grand dieu d'Hermopolis, patron des scribes, car il symbolisait l'invention de l'écriture, du calcul et de la mesure du temps, des sciences et des arts.