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Corneille de Lyon, Homme au béret noir tenant une paire de gants, vers 1530 Huile sur bois - Image © Lyon MBA - Photo Alain Basset
Autres vues :
Vers 1530
Huile sur bois
H. 24,1 ; L. 18,5 ; E. 0,4 cm
Acquis en 2015 grâce au Cercle Poussin, à la Fondation Bullukian et à une souscription publique de plus de 1300 donateurs
Inv. XXXXX
 
Renaissance
Corneille de Lyon
( dit aussi Corneille de la Haye)
[La Haye, vers 1500 - Lyon, 1575]
Homme au béret noir tenant une paire de gants

Né aux Pays-Bas, à La Haye, autour de 1500 et mort à Lyon en 1575, Corneille de Lyon est connu pour ses portraits de petites dimensions. Représentés en buste, les modèles s’y détachent sur un fond coloré, le plus souvent vert, une légère ombre portée en périphérie du panneau suggérant la présence d’un cadre architecturé.

L’artiste est cité pour la première fois dans les archives lyonnaises en 1533. Peintre de la Cour, qui séjourne régulièrement dans la ville, il fait le portrait de membres de la famille royale et de la noblesse française, mais aussi de bourgeois lyonnais. Ces derniers peinent à être identifiés, faute de comparaisons avec d’autres portraits, à la différence des personnalités de la Cour connues par d’autres représentations.

Ainsi L’Homme au béret noir tenant une paire de gants peut-il être considéré comme un bourgeois lyonnais, peut-être un marchand attiré dans cette ville par les quatre foires annuelles qui s’y tenaient. La sobriété de son habit, composé d’une chemise en lin blanche, d’un pourpoint d’étoffe noire et d’un épais manteau de laine semble confirmer cette hypothèse.

Les œuvres de Corneille de Lyon furent abondamment copiées, en premier lieu au sein de son propre atelier. Les seuls originaux consistent en portraits d’hommes anonymes tels que celui-ci. Le peintre de formation nordique y excelle à rendre compte des qualités tactiles des textiles ainsi qu’à décliner les différentes nuances du noir. On est surtout frappé par la spontanéité qui émane de l’effigie de ce jeune homme, qui continue de nous fixer du regard avec aplomb quelques cinq siècles après avoir pris la pose dans l’atelier de Corneille de Lyon.