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La Crucifixion
Autres vues :
Vers 1636-1637
Huile sur toile
H. 216 ; L. 146 cm
Don du cardinal Fesch, 1816
Inv. A 139
 
XVIIe siècle
Simon Vouet
[Paris, 1590 - Paris, 1649]
La Crucifixion

Pour la chapelle privée de son hôtel particulier, le chancelier Pierre Séguier fit appel à Simon Vouet, qui peignit avec ses collaborateurs un ensemble sur le thème de la vie du Christ. Seuls cinq tableaux sont aujourd'hui connus, dont La Crucifixion, la Cène et l'Incrédulité de saint Thomas, conservés au musée des Beaux-Arts de Lyon. Des gravures fournissent cependant des témoignages sur les autres éléments du décor. La Crucifixion, qui était placée au-dessus du maître-autel, se distingue par une grande économie de moyens. Au pied de la croix, deux saintes femmes et saint Jean portent secours à la Vierge Marie évanouie, tandis que sainte Marie-Madeleine, isolée à gauche, semble saisie d'effroi. Vouet choisit de représenter le moment précis où le Christ, inclinant la tête, rend l'âme, tandis que le ciel s'assombrit en plein jour. Un faisceau lumineux détaille l'anatomie parfaite de l'Homme-Dieu, selon un idéal classique. La majesté du corps, dont la blancheur contraste avec l'arrière-plan orageux, est renforcée par une vue en contre-plongée. Au pied de la croix, le groupe est baigné d'une lumière irréelle qui rappelle la formation de Vouet dans la Rome caravagesque. Elle modèle les figures enveloppées d'amples drapés, fait jouer les tons vifs et illumine les tons pastels. Vouet traduit la gamme des émotions par un jeu varié de gestes et des regards suggestifs. Des effets de courbes et de contre-courbes révèlent la compassion et l'intimité spirituelle des trois acteurs principaux.
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