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Paysage blond
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© ADAGP Paris 2007
Mai-juillet 1952
Huile sur isorel
H. 114 ; L. 146 cm
Acquis de l'artiste, 1956
Inv. 1956-15
 
XXe siècle
Jean Dubuffet
[Le Havre, 1901- Paris, 1985]
Paysage blond

Particulièrement attiré par la singularité des paysages du désert algérien où il a séjourné à plusieurs reprises, Dubuffet découvre dans la représentation du sol l'image d'un univers riche de diversité. La peinture Le Géologue (1950, collection particulière) montrant un petit personnage scrutant à la loupe une vaste étendue aride, inaugure le cycle des Sols et terrains. Peint entre mai et juillet 1952 au retour des Etats-Unis de l'artiste, Paysage blond se rattache à la série des Paysages du mental dont les premiers tableaux ont été exposés à New York à la galerie Pierre Matisse. Dubuffet invite à lire les tableaux de cette série comme de " vastes étendues terreuses et pierreuses et solitaires ". L'équivoque est reine dans ces grands paysages désertiques qui deviennent de plus en plus abstraits et où l'abolition de la perspective rend ambiguë toute représentation spatiale. Il est difficile de savoir si l'espace y est celui d'une vue aérienne ou s'il s'agit d'une coupe géologique. La couleur même dans laquelle sont peintes la plupart des œuvres de cette série, fait songer à une gangue de boue et à des éléments fossilisés. A la différence des Texturologies de la fin des années 1950, où aucun repère ne sera plus indiqué, l'artiste a pris soin d'isoler, dans la partie supérieure du tableau, une étroite bande de ciel, au traitement plus fluide.

 
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