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Max Schoendorff et Jean Raine

Max Schoendorff, Ex-traits
Présentation de 14 œuvres de l'artiste à l'occasion de donations récentes faites au musée.
8 mars - 9 juin 2008
Salle 2e étage

Grâce à la générosité d'un collectionneur lyonnais, une immense composition graphique, Foolish Wives réalisée en 1983 par Max Schoendorff, né en 1934 et résidant à Lyon, rejoint les peintures de l'artiste déjà conservées par le musée des Beaux-Arts.

Écouter l'entretien avec Patrice Beghain en janvier 2011 (68 mn)

 

Jean Raine, La Proie de l'Ombre
Présentation de 14 œuvres de l'artiste à l'occasion de la donation de l'œuvres de Jean Raine, La Proie de l'Ombre.
8 mars - 9 juin 2008
Salle 200

La donation d'une encre sur papier, La Proie de l'Ombre, 1966, de Jean Raine, à l'initiative de Sanky et Pierre Raine, permet de mieux faire connaître les recherches de cet artiste, né en Belgique en 1927, proche du groupe Cobra, qui travailla à Lyon de 1968 à 1986.

Pour en savoir plus sur l'artiste.

Visites commentées


Visite des collections 20e siècle : de Michel Larionov et de Max Ernst... à Jean Raine et Max Schoendorff.

Un regard sur quelques œuvres des collections du 20e siècle pour aborder le travail de deux artistes présents dès les années 60 sur la scène artistique lyonnaise.

A partir du 22 mars. Les jeudis 22, 29 mai à 16 h (1 h 30).
Les samedis 22, 29 mars, 19, 26 avril, 3, 10 mai à 10 h 30 (1 h 30).
Réservation au 33 (0)4 72 10 17 52.

Visite en Langue des Signes Française pour les personnes sourdes et malentendantes
Visite des collections 20e siècle : de Michel Larionov et de Max Ernst... à Jean Raine et Max Schoendorff.
Visite dans les collections permanentes
24 mai à 14 h (2 h)
Réservation au 33 (0)4 72 10 17 52.

Rencontres autour
de l'exposition Jean Raine



Patrick Laupin, le 9 avril à 18h30

Ecrivain, Patrick Laupin est né en 1950. Il est instituteur puis formateur de travailleurs sociaux cherchant « un espace de transmission de la lecture et de l'écriture dans des lieux d'alphabétisation et d'internement ». Il publie un premier livre en 1975 aux Editions de L'Ollave « D'ailleurs et de partout ». Il a publié un texte sur Raine dans Désordres consentis suivi de L'Enfer de la phobie, Le Bel Aujourd'hui, 1999.

Jean de Breyne, le 29 mai à 18h30
Né en 1943, Jean de Breyne est écrivain, poète, critique d'art et photographe. Il est fondateur, président et co-dirigeant de la galerie L'Ollave créée à Lyon en 1974. Il est aussi directeur de la publication et membre du comité de rédaction de la revue Galerie l'Ollave, préoccupations.
En 1998, le collectif de la galerie L'Ollave a fait don à la Bibliothèque municipale de Lyon de ses archives vivantes et Jean de Breyne des archives
de son propre travail de créateur. (www.bm-lyon.fr : donation Jean de Breyne)
Pour en savoir +

Rencontres dans les salles d'exposition
Entrée libre
La galerie Henri Chartier a consacré une exposition Jean Raine, Cobra pour qui en veut, du 6 mars au 26 avril 2008
Galerie Henri Chartier
42 rue Burdeau 69001 Lyon
04 72 44 02 58
Du mercredi au samedi 13h-20h et sur RV.

Rencontre autour de l'exposition Max Schoendorff

 

Rencontre avec Francis Marmande, jeudi 3 avril à 18h30

Né en 1945, Francis Marmande est diplômé de l'Ecole normale supérieure de Saint-Cloud et agrégé de lettres modernes. Ecrivain, il a publié de nombreux romans. Musicien et critique de jazz, il a collaboré à la revue Jazz Magazine. Il a aussi co-animé la revue philosophique et politique Lignes de 1987 à 2001. Il est Chroniqueur au journal Le Monde.
Il enseigne la littérature française à l'Université Paris 7-Diderot où il anime le laboratoire Littérature au Présent.

Rencontre dans les salles d'exposition
Entrée libre


Jean de Breyne

Né en 1943, Jean de Breyne est écrivain, poète, critique d'art et photographe. Il est fondateur, président et co-dirigeant de la galerie L'Ollave créée à Lyon en 1974. Il est aussi directeur de la publication et membre du comité de rédaction de la revue Galerie l'Ollave, préoccupations . Dès 1980, Jean de Breyne intitule un article pour La Voix du Lyonnais « Jean Raine, un peintre immense ». En 1981, il préface le catalogue d'une exposition Jean Raine au musée cantonal des Beaux – Arts de Lausanne. Il a publié plusieurs articles dans L'Humanité Rhône-Alpes dont « Je crie pour exister » en 1984.

Il a exposé Jean Raine dans sa galerie L'Ollave, à Lyon, en 1986, peu avant la mort de l'artiste.

En 1998, le collectif de la galerie L'Ollave a fait don à la Bibliothèque municipale de Lyon de ses archives vivantes et Jean de Breyne des archives de son propre travail de créateur.

Jean Raine

Originaire de Belgique, Jean Geenen est marqué par la mort de son père à l'âge de huit ans. Entré au lycée en 1939, il s'initie au surréalisme. Pendant les années de guerre, marqué par la lecture de Rimbaud, Mallarmé, Vitrac et Artaud, il rencontre le groupe surréaliste belge à La Taverne du Palais des Beaux-Arts de Bruxelles. Avec deux de ses condisciples de lycée, Hubert Juin et Luc de Heusch, il fonde en 1943 la revue La Lanterne : tous trois choisissent des pseudonymes.

Décidant d'abréger ses études secondaires, il s'inscrit à l'université en Sciences politiques et administratives, histoire de l'art et archéologie. Il devient en 1945 un familier des Dimanches de Luc Hasaerts où il rencontre Pierre Alechinsky et rend compte d'une exposition organisée au Stedelijk d'Amsterdam d'un groupe de jeunes artistes : Appel, Corneille, Constant… S'il écrit plusieurs fois dans la revue Cobra , il ne fera jamais partie du groupe.

Lors de la première exposition internationale de la cinémathèque française à Bruxelles, il rencontre Henri Langlois qui l'invite à travailler à ses côtés. Au cours de ses premiers séjours à Paris en 1947, il fait la connaissance d'André Breton de retour d'Amérique, de Pierre Mabille ainsi que de Matta, Victor Brauner et Jacques Hérold. A partir de 1957, il commence à peindre régulièrement tout en continuant à écrire de plus en plus intensément. Sorti en 1961 d'un long coma éthylique, il se consacre à la réadaptation des malades mentaux au sein du Club Antonin Artaud à Bruxelles, dont il est un des fondateurs et aux côtés de Sankisha Rolin Hymans qu'il épouse en 1965.

Ayant perdu la perception des couleurs, il entame sa première grande série d'encres dont il agrandit encore le format quand il est invité en 1965 à peindre en Italie, à Comacina. Ce travail est prolongé lors de son séjour en Amérique (1966-1968), séjour marqué par la vision retrouvée des couleurs et le début des peintures acryliques.

En 1968, Jean et Sanky rentrent en France et s'établissent à Rochetaillée près de Lyon. Grace à l'intérêt des critiques René Déroudille et Jean-Jacques Lerrant, la galerie L'OEil Écoute lui consacre en 1972 une exposition. De nombreuses expositions sont alors organisées à Paris, Bruxelles, Lyon et en Italie.

La donation de Sanky et Pierre Raine permet de renforcer l'évocation de l'artiste au sein des collections du XXe siècle du musée des Beaux-Arts. Le musée possède déjà une encre de 1967, Le Jeu des Sycophantes, et une peinture acrylique, Le Chemin du collège de 1977, données respectivement par Marie-Claude Volfin en 1998 et Gilles Fage en 2001.