Acquisition Ingres
Ingres : acquisition d'une œuvre d'art d'exception
Le musée avait déjà rassemblé près de 90% du montant nécessaire à l’acquisition de cette œuvre, mise en vente par la galerie de Bayser au prix de 750 000 €, et ceci grâce à la Ville de Lyon, au concours des entreprises du Club du Musée Saint-Pierre, aux particuliers membres du Cercle Poussin et au Fonds régional d’acquisitions pour les musées (ministère de la Culture - DRAC Rhône-Alpes, Région Rhône-Alpes).
Le musée des Beaux-Arts de Lyon poursuit le développement de ses collections de manière ambitieuse. Pour rappel :
2008 : Entrée dans le département des peintures du tableau La Fuite en Égypte de Nicolas Poussin,
2011 : Acquisition de trois œuvres majeures de Pierre Soulages pour enrichir la collection d’art moderne du musée.
Le travail le plus récent de cet artiste a fait l’objet d’une exposition qui a remporté un très grand succès et est présentée depuis le 28 janvier 2013, à l’Académie de France à Rome-Villa Médicis.
Cette manifestation confirme l’orientation de la politique d’expositions temporaires du musée, développée autour des œuvres de ses collections permanentes et de leur mise en valeur. Dans cette perspective, une exposition sur la peinture d’histoire au XIXe siècle sera présentée au printemps 2014, au sein de laquelle L’Arétin et l’envoyé de Charles Quint de Jean-Auguste Dominique Ingres a trouvé une place de choix.
Retour sur la souscription publique ouverte du 15 septembre a 15 décembre 2012
Jean Auguste Dominique Ingres (1780-1867), L'Arétin et l'envoyé de Charles Quint, 1848,
Huile sur toile H. 41,5 ; L. 32,5 cm. Signé et daté en bas à droite "J. Ingres 1848". Acquis en 2012.Opportunité rare sur le marché de l’art, l’acquisition de cette œuvre importante rend hommage à un peintre parmi les plus influents qui laissa une marque très forte sur la création de ses contemporains à Lyon. Son entrée dans les collections lyonnaises permet de compléter l’ensemble de peintures du XIXe siècle en donnant à cet artiste une place à sa juste mesure.
L’Arétin et l’envoyé de Charles Quint illustre un épisode, plus ou moins légendaire, de la vie de Pietro Aretino (1492-1556) dit l’Arétin, célèbre écrivain italien de la Renaissance. Installé à Venise, il s’affirme comme un esprit libre et brillant, n’hésitant pas à critiquer rois et puissants. L’empereur Charles Quint lui envoie ici l’un de ses messagers pour qu’il lui remette une chaîne en or afin d’acheter sa complaisance. Avec insolence, le poète la refuse en répliquant que « c’est là un bien mince cadeau pour une si grande sottise ». Outré par cette injure, l’envoyé impérial porte sa main à la garde de son épée. À l’arrière-plan, deux femmes nues observent la scène.
L’écrivain dont la vie licencieuse était célèbre, semble avoir été surpris dans un moment inopportun, ajoutant un caractère galant au tableau.
L’Arétin et l’envoyé de Charles Quint a rejoint, dans les salles du musée, le 13 février dernier, deux études peintes par l’artiste pour L’Apothéose d’Homère en écho avec la peinture troubadour lyonnaise.
Nos collections sont riches par ailleurs de cinq dessins d’une exceptionnelle qualité comptant parmi les trésors du cabinet d’arts graphiques.
Printemps 2014 La peinture dite « troubadour » fera l’objet d’une exposition d’envergure internationale. Essentielle à son propos, cette œuvre d’Ingres figurera à une place de choix.