La Monomane de l’envie

Théodore Géricault
[Rouen, 1791 - Paris, 1824]
La Monomane de l’envie, dit aussi La Hyène de la Salpêtrière
1819-1820, Huile sur toile, H. 72 ; L. 58 cm, Acquis en 1908
A voir dans la collection XIXe du musée - 2e étage

Ce portrait appartient à la série des cinq portraits de fous peints par Géricault avant son séjour en Angleterre (1820-1821). On ne connaît pratiquement rien de leurs origines.


Dans une lettre de 1863, le critique Louis Viardot relate leur découverte, par hasard, à Baden Baden et qualifie ces fous de monomanes (personnes tourmentées par une idée fixe). Il spécifie la nature des obsessions de chacun d’entre eux : le vol d’enfants, le commandement militaire, le vol, le jeu et l’envie, présentée ici.

Il fallut attendre 1924, l’année du centenaire de la mort de Géricault, pour que l’on prenne enfin la mesure de l’importance de ces portraits pour l’histoire de l’art.

Dans cette série, la peinture de Géricault se fait introspective. S’éloignant de tout pittoresque, l’artiste peint à travers la représentation de cette folle un véritable modèle clinique, rompant avec les règles traditionnelles du portrait. Il insiste particulièrement sur certains éléments tels que la coiffe, le vêtement, la mimique et le regard exorbité.


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La série des monomanes