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Le métier d'agent d'accueil et de surveillance

Pierre PErrin

Pierre Perrin, agent d'accueil

Pierre Perrin, agent d'accueil et de surveillance, évoque son métier au musée.

A quoi ressemble votre journée ?
Le matin avant d'ouvrir les portes du musée aux visiteurs, on s'informe des événements qui auront lieu dans la journée : combien de classes ? Quel thème de visites à proposer ? A quelle heure sont les conférences ou les rencontres ? On prépare les caisses et dispose les brochures et les audio guides sur les présentoirs. A 10h précises, les portes sont ouvertes et le musée accueille entre 500 et 2 000 personnes les grands jours !
En plus de fournir les billets d'accès aux salles, on informe sur les tarifs, les services et les activités proposées aux visiteurs. Nous aidons les visiteurs à se repérer dans les espaces, à trouver une œuvre ou à rejoindre son groupe.
Enfin, le soir, il faut fermer les caisses, les accès à 17h50 et faire sortir tous les visiteurs répartis sur plus de 7 000 m2 en moins de 10 minutes ! A 18h précises, le Service de gestion technique des bâtiments en charge de la sécurité prend le relais de la surveillance du musée et de ses oeuvres.

Quelles sont les qualités indispensables à un agent d'accueil et de surveillance ?
Il faut être souriant, ouvert et s'intéresser à son travail. Les gens ne posent pas de questions à quelqu'un dont l'attitude est fermée. Et puis, pour bien renseigner le public, il faut bien connaître le musée et son actualité.

Les petits et grands bonheurs de votre métier ?
Le contact avec le public : rencontrer des personnes différentes, de pays différents, avec des mentalités différentes. Dans une journée, je rencontre parfois jusqu'à 10 nationalités ! 
Etre utile et aider les gens, c'est aussi valorisant.

Ce qui est difficile ?
Garder le sourire quand certains visiteurs sont malpolis ou agressifs. Les visiteurs ont parfois des préjugés sur le "gardien de musée" et ils ont du mal à s'en défaire. On apprend à prendre sur soi. Il faut parfois savoir en rire tout simplement.


R. de Saint-Marceaux, "Première communion", 1893
R. de Saint-Marceaux, "Première communion",|1893

Une œuvre préférée dans les collections ?
Un tableau du XVe siècle La Vierge à l'Enfant entourée d'anges de Quentin Metsys. La finesse des détails est incroyable. On peut presque compter les cheveux de la Vierge un par un tant les traits sont précis.

Un espace du musée qui vous inspire particulièrement ?
La Chapelle qui accueille aujourd'hui l'immense collection de sculptures du XIXe siècle. Certains jours, un rayon de soleil tombe exactement sur le visage d'une des statues de marbre. Elle représente une jeune fille en prière. Ce faisceau lumineux, sur ce visage, dans ce cadre somptueux, crée un effet complètement fantastique !