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Opération 1 euro de plus

du 1er février au 30 avril 2018


À partir du 1er février, les visiteurs peuvent faire un don au musée lors de l’achat de leur billet d’entrée. Pour un euro, ils soutiennent ainsi les projets du musée : acquisitions, restaurations, projets pédagogiques... Cette première opération concerne la vie des collections avec la restauration exceptionnelle du cercueil d’Isetenkheb, chef-d’œuvre des antiquités égyptiennes.

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La restauration de cette œuvre emblématique du département des antiquités constitue le tout premier projet de l'opération « Un euro de plus », pour laquelle un montant de 10 450 euros doit être rassemblé. Une première étape de restauration du cercueil, il y a plusieurs années, s’était concentrée sur l’intérieur de la cuve et du couvercle. La restauration prévue début 2018 portera sur l’extérieur fortement encrassé et pour lequel plusieurs zones de soulèvements de l’entoilage stuqué et peint nécessitent un refixage sur la structure de bois.

L’œuvre à restaurer : cercueil d'Isetenkheb

 La momie de la dame Isetenkheb fut déposée dans ce cercueil vers 650-500 avant J.-C. L’enveloppe en bois peint, de forme humaine, contribuait à préserver l’intégrité du corps, élément indispensable à la renaissance dans l’au-delà. Les motifs peints à l’intérieur et à l’extérieur de la cuve et du couvercle participaient à sa protection magique. Ainsi, au fond de la cuve, l’image d’Osiris était supposée, en se redressant, entraîner la défunte vers sa nouvelle vie ; celle de Nout, à l’intérieur du couvercle, était censée la régénérer, tel l’astre solaire que la déesse avalait tous les soirs à l’Occident et restituait le matin à l’Orient. À l’extérieur, la mention de son nom et de sa filiation perpétuait l’existence d’Isetenkheb.

Les vignettes, les colonnes et lignes de hiéroglyphes reproduisent des scènes et extraits de chapitres du Livre pour sortir le jour (communément appelé Livre des Morts) et devaient aider le défunt à triompher des multiples embûches dressées sur son cheminement vers le royaume osirien. À la fin du parcours, le tribunal d’Osiris jugeait de ses qualités et de ses fautes et, si ses bonnes actions l’emportaient, acceptait son accession au royaume tant espéré dans l’attente d’une renaissance.

Voir la fiche d’œuvre

La vie après la mort
(extrait de l'audioguide)