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Nuit européenne des musées 2016

En partenariat avec l'ENSATT (École Nationale Supérieure des Arts et Techniques du Théâtre).

Les étudiants des départements Costume, Lumière, Scénographie et Son de l'ENSATT invitent les visiteurs à découvrir leurs projets artistiques, conçus en lien avec des œuvres de leur choix et présentés dans les salles du musée. Une occasion de découvrir le musée sous un angle original, à travers le regard des étudiants, leurs installations et leurs interventions !

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1) « Réalité 2.0 »

Le poème de l’âme aborde la question du genre. En effet, cette série de tableaux nous présente l’histoire d’une âme double composée d’une entité féminine et d’une autre masculine. La suite de tableau nous raconte leur histoire, leur parcours, ce à quoi ils sont confrontés jusqu’à l’âge adulte, où l’on voit que la part masculine s’impose en enterrant sa part féminine. Les visiteurs se retrouvent face à une sculpture de deux corps qui s’enlacent. Ces deux entités unies à l’envers de la sépulture nous dévoilent une adaptation actuelle du héros dans son quotidien, il s’agit d’une bribe de salle de bain, composée d’un lavabo et d’un miroir. On voit le reflet de ce héros vidéo-projeté qui se prépare au matin : il se maquille, s’habille, mélangeant les codes masculins et féminin.

Œuvre choisie : Poème de l’âme, Louis Janmot, 1835-1854
Projet réalisé par Jordan VINCENT et Elodie QUENOUILLERE (scénographie), Sandrine ITTERS (lumière).

2) « Ce tombeau sera votre tombeau »

Œuvre choisie: Porte d'un temple de Médamoud, Égypte, règne de Ptolémée IV (vers 221-205 av. J.-C.)
Projet réalisé par Juliette DESPROGES et Rudy GARDET (scénographie), Agathe GEFFROI (lumière).

3) « Immaculée crémation »

Une effusion de fleurs blanches prend naissance autour de l’Odalisque comme un éveil à la vie. D’autres fleurs parsemées au sol cheminent vers Caïn où elles commencent à faner en écho à l’histoire de cet homme, fils d’Adam et Eve, qui commis le premier crime de l’humanité en donnant la mort à son frère de ses propres mains. L’idée des étudiants est de traduire les moments quotidiens de la vie remplis de rêves, d’espoir et d’insouciance mais parfois obstrués par des prises de conscience soudaines de notre mort, aboutissement inéluctable et fatale de toute vie humaine.


Œuvre choisie : Odalisque, James Pradier, 1841 ; Monument aux Morts, Albert Bartholomé, 1895-1899
Projet réalisé par Estelle BOUL, Magdalena CALOC’H, Cecile LABORDA et Ludivine ROUX (costume), Marianne JOFFRE (scénographie), Aurore GALATI, Hugo ROBERT et Brendan ROYER (lumière).

4) « Desperate OUT wives »

Ce tableau imposant  développe l’histoire de deux jeunes filles personnifiant le Bien et le Mal. Il se voit ici détourné, teinté d’humour, empreint d’actualité et loin des carcans religieux. Il s’agit d’une succession de petites saynètes qui décrivent leur parcours respectifs. Le projet a pour ambition de montrer que ces deux principes de Bien et de Mal peuvent se fondre, voire ne pas déboucher au bonheur espéré l’un comme l’autre. Ici, les étudiants s’appuient sur le prototype de deux femmes face à choix ou à la contrainte d’établir une cellule familiale, respecter les mœurs patriarcales, suivre un modèle de hétéronormatif ou non. Il ne s’agit pas de véritables demoiselles, mais des jeunes hommes travestis interprétant ces clichés de femmes contemporaines.


Œuvre choisie : Le Bien et le Mal, Victor Orsel, 1832
Projet réalisé par Jordan VINCENT (scénographie), Sandrine ITTERS (lumière).

5) « Des compositions décompositions »

Les natures mortes du Salon des Fleurs, compositions opulentes de fleurs et de fruits, suggèrent les plaisirs et les goûts offerts avec gratitude par la nature. Mais elles évoquent également la stabilité et la prospérité des soyeux lyonnais dont l'activité est à l'origine de la création de cette salle. Et si la vanité était un revers de la nature morte ? Et si nous cédions à l'abandon ? Et si nous étions des créatures décadentes ? La proposition s’appuie sur la création de quatre courts-métrages. Chaque court-métrage propose une reconstitution des tableaux dont la composition sera troublée par l’intrusion de personnages.

Espace choisi : Salon des fleurs
Projet réalisé par Lucie AUCLAIR et Irène VIGNAUD (scénographie), Solange DINAND, Brendan ROYER et Aurore GALATI (lumière), Camille VITTÉ (son).

6) « Les Petites voix »

Dans les musées, nous passons souvent de manière bien trop rapide devant certains tableaux. Nos émotions, nos goûts et notre sensibilité dictent notre déambulation parmi les œuvres et c’est ce qui va arrêter notre attention de manière plus ou moins longue. Les émotions premières ressenties, les pensées à chaud seraient en quelques sortes refoulées pour faire place à des opinions travaillées, construites bien souvent dans le but d’apporter une forme de légitimité à nos propos. C’est ici qu’une césure s’observe entre le monde des enfants et celui des adultes avertis. Le regard de l’enfant est un regard neuf, sincère et spontané. La recherche de logique absolue et de sens face à ce qu’ils observent n’est pas primordiale. Les étudiants ont souhaité mettre ce tableau à l’épreuve du regard des petits spectateurs et attirer ainsi l’attention des visiteurs plus âgés, solliciter davantage le public à venir redécouvrir cette œuvre.

Œuvre choisie : La Noce chez le photographe, Pascal Dagnan-Bouveret, 1878-1879
Projet réalisé par Manon AMOR (son), Juliette DESPROGES et Marianne JOFFRE (scénographie), DINAND Solange (lumière).

7) « La tribu du Zbeul »

Quand vient la nuit au musée, tout un petit peuple s'anime. S'extrait des murs ou de la pierre taillée une ribambelle d'êtres difformes et dynamiques. Enchaînant les bêtises, les jeux et les danses, mimant de leurs corps les expressions figées des peintures et des sculptures, ils parcourent les salles vides. Mais ce soir, le musée est ouvert, et ils seront surpris de se voir si similaire à ces grandes et petites personnes venues admirer leur demeure.


Espace choisi : Salles des Antiquités et des Objets d’art
Projet réalisé par Rudy GARDET (scénographie), Agathe GEFFROI (lumière).

8) Mise en lumière du cloître 


Espace et œuvre choisis : jardin du cloître et Le Cerbère, Étienne-Martin, 1977
Mise en lumière par les élèves du DMA (Diplôme dses métiers d'Art) ; Régie spectacle option lumière du lycée professionnel Édouard Branly.