Logo pour impression
 
Palmyre (Syrie)
Janvier 121 après J.-C.
Calcaire
H. 45 ; L. 54 ; P. 9,5 cm
Acquis en 1992
Inv. 1992-13
 
Proche et Moyen-Orient
Monument aux dieux Bêl, Ba'alsâmin, Yarhibôl et 'Aglibôl

A Palmyre, en 121 de notre ère, Ba'alay dédie ce monument à quatre divinités. Sous la représentation de l'assemblée divine, la dédicace en palmyrénien − variante de l'araméen − mentionne : "Ces images figurées pour Bêl, Ba'alsâmin, Yarhibôl et 'Aglibôl a faites Ba'alay, fils de Yedi'bel, fils de Ba'alay, au mois de Tebet, l'an 432" (de l'ère séleucide qui commence en 311 avant J.-C.) .

Palmyre, florissante cité caravanière du désert de Syrie, est alors à son apogée. La population a su s'adapter à la domination romaine tout en conservant ses traditions. Ce syncrétisme transparaît notamment dans la religion, où des divinités d'origine babylonienne ou araméenne adoptent des apparences gréco-romaines. Assis aux extrémités, le grand dieu Bêl (à droite), et Baalshamin, dieu de la fécondité (à gauche), sont les divinités suprêmes du panthéon palmyrénien ; entre eux, debout, Yarhibôl, le dieu-soleil, et 'Aglibôl, le dieu-lune. Liés dans le culte, ils sont rarement représentés ensemble. Tous tiennent un sceptre et portent un costume militaire ou de type grec. Le principe de la symétrie − traitement des personnages, mouvement des hampes, animaux associés aux dieux suprêmes (un griffon et un taureau à bosse, symbole de fertilité) − anime la composition de ce bas-relief dont la qualité témoigne de la grande sculpture palmyrénienne.