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Un peu d'histoire

Chapelle

Près de 1 300 œuvres composent aujourd'hui le département des sculptures. Deux périodes sont particulièrement privilégiées : le Moyen-Age et la Renaissance d'une part, le XIXe et le début du XXe siècle d'autre part.

La constitution du fonds

Entre 1820 et le Second Empire, les envois de l'Etat constituent la principale source d'enrichissement. Des achats d'œuvres d'artistes lyonnais (J. Chinard, E. Meissonier, J. Carriès) complètent la collection. En 1839 est inaugurée une "salle des marbres modernes" pour accueillir entre autres les premiers bustes des "lyonnais dignes de mémoire". Dans les années 1880, sous l'impulsion d'E. Aynard et de J.-B. Giraud, le musée fait l'acquisition de pièces importantes du Moyen-Age et de la Renaissance (Jongleur de Bourges, Groupe siennois de l'Annonciation), section qui s'enrichit régulièrement jusqu'à la Seconde guerre mondiale.

Le XXe siècle

Le fonds Rodin du musée, le plus important de province, présente la particularité d'avoir été constitué directement auprès de l'artiste (marbres, bronzes et plâtres) qui entretenait d'amicales relations avec des édiles lyonnais. Aux côtés de A. Bourdelle, A. Maillol, Ch. Despiau, J. Bernard, M. Gimond, Cl. Linossier, héritiers de la tradition classique, le sculpteur animalier F. Pompon est bien représenté par une série de petits plâtres déposés par l'Etat en 1935. Un certain éclectisme caractérise les achats effectués pour le XXe siècle, avec des œuvres de O. Zadkine, H. Laurens, E. Martin, Arman, Kemeny, L. Nevelson et M. Pan. A partir des années 1980, la reprise d'une politique d'acquisitions active a fortement enrichi cet aspect des collections (Sermézy, A. Bartholomé, legs J. Delubac).