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Acquisitions 2016

Acquisitions 2016

Nicolas Poussin, Diane tuant Chioné, vers 1622-23 

Huile sur toile, H. : 109,5 cm, L. : 159,5 cm
Acquisition grâce au soutien du Club du Musée Saint-Pierre, de la Ville de Lyon, de l’État et de la Région Rhône-Alpes

Dossier de presse

Le musée des Beaux-Arts de Lyon poursuit sa politique d’acquisition avec l’achat du tableau de Nicolas Poussin classé Trésor national, Diane tuant Chioné, pour un montant de 3 750 000 €. Cette opération est rendue possible grâce au soutien du Club du Musée Saint-Pierre, de la Ville de Lyon, de l'Etat et de la Région Rhône-Alpes.

Une œuvre de jeunesse réalisée à Lyon 

Nicolas Poussin (Les Andelys, 1594 – Rome, 1665) séjourne à Lyon avant de rejoindre l’Italie en 1624. Œuvre précoce -l’artiste a alors 30 ans- Diane tuant Chioné a été très vraisemblablement commandée par le père Bernardin, Silvio I (1613-1686), lors de son séjour à Lyon. En 1691, le tableau appartient à une importante famille de soyeux lyonnais d’origine milanaise, les Reynon. Ainsi, il peut être considéré, non seulement comme l’une des rares œuvres du peintre précédant le couronnement romain, mais également comme une œuvre réalisée du temps du séjour lyonnais de l’artiste.

Diane tuant Chioné, un sujet rare tiré des Métamorphoses d’Ovide

Chioné est d’une beauté telle qu’Apollon et Mercure s’en éprennent. L’orgueil insensé de la jeune fille qui se vante d’avoir plus d’attraits que Diane lui vaut d’être châtiée par la déesse courroucée. Diane lui ôte toute possibilité de tenir de nouveau pareil discours, en transperçant sa langue d’une flèche qui entraîne son agonie.

L’intérêt de l’acquisition pour le musée

L’œuvre prouve que Poussin est déjà le grand peintre que l’Italie confirmera et qui peindra, sept ans avant sa mort, la Fuite en Égypte, tableau acquis par le musée en 2008 dans le cadre d’une opération exceptionnelle de mécénat d’entreprise. Ainsi, Diane tuant Chioné rejoint au musée des Beaux-Arts de Lyon les œuvres d’une brillante assemblée d’artistes constituée de Simon Vouet, d’Eustache Le Sueur, de Philippe de Champaigne ou encore de Charles Le Brun. Elle offre au visiteur la possibilité, unique au sein d’une collection publique, d’entrevoir la carrière naissante de l’un des plus grands noms de l’École française à travers une œuvre où sa capacité d’invention et d’expression des passions est déjà frappante.

Le plan de financement

L’œuvre a été achetée auprès d'une galerie londonienne pour un montant de 3 750 000 €.
Contributions :

Club du musée Saint-Pierre 2 750 000 €
État, Fonds du Patrimoine 600 000 €
Ville de Lyon 300 000 €
Région Rhône-Alpes 100 000 €


Le club du Musée saint Pierre est constitué des entreprises suivantes : April, Aquasourca, Axa, bioMérieux, la Caisse d’épargne Rhône-Alpes, la Cic Lyonnaise de banque, le Crédit agricole Centre-est, Descours et Cabaud, Financière Norbert Dentressangle, Gl-events, Kbl Richelieu Rhône-Alpes, Mazars, Seb, Sogelym Dixence, Toupargel, rejoints par Fermob, Groupama, Deveaux SA, Siparex. En savoir +
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