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Los Modernos. Dialogues France|Mexique

Exposition du 2 décembre 2017 au 5 mars 2018 | Dossier de presse  | Dossier pédagogique

Après son grand succès auprès du public du Museo Nacional de Arte de Mexico (MUNAL) et du MUSA de Guadalajara, où l’exposition a été vue par plus de 200 000 visiteurs mexicains, l’exposition Los Modernos est présentée à Lyon dès le 2 décembre 2017.

Découvrez les liens qu’ont entretenus les plus grands noms de l’art moderne de chaque côté de l’Atlantique avec, entre autres, Léger, Picasso, Bacon, Rivera, Siqueiros, Orozco. L’exposition Los Modernos met en regard deux scènes de l’art moderne, à travers les collections du MUNAL (Museo Nacional de Arte) de Mexico et du musée des Beaux-Arts de Lyon. Plus de 300 peintures, sculptures et photographies – une première au musée des Beaux-Arts de Lyon – mettent en lumière les correspondances et les influences entre art moderne français et mexicain, mais  également leurs ruptures et leurs spécificités.

À Lyon, l’exposition reprend le principe de l’exposition mexicaine : montrer deux collections, celles du musée des Beaux-Arts de Lyon et celle du MUNAL, comme illustrant deux scènes de l’art moderne entre 1900 et 1960.

Elle bénéficie de nombreux prêts provenant d’autres collections de musées et de collections particulières.

L'exposition s’enrichit notamment de trois dossiers :
     1/ le premier concerne le cubisme avec notamment la figure de Diego Rivera,
     2/ le second traite de l’influence des artistes mexicains sur le mouvement surréaliste en France
     3/ et le troisième s’intéresse aux regards croisés entre photographes mexicains, américains et français. L’exposition est introduite par un focus sur le patrimoine mexicain dans les collections lyonnaises (cinéma, estampes, objets ethnologiques).


Commissariat de l'exposition

Sylvie Ramond Conservateur en chef du patrimoine, directeur du musée des Beaux-Arts de Lyon, professeur associé à l’ENS de Lyon
Et Serge Fauchereau ; Philippe Dagen pour la section Surréalismes et Jacques Damez pour la section Photographie.


Catalogue de l'exposition
Sous la direction de Sylvie Ramond, Lienart éditions, 2017, 360 pages, 39€


Activités culturelles : Un programme de visites commentées en français et, pour la première fois, en espagnol, des nocturnes, des  ateliers pour tous et un cycle de conférences enrichissent l’exposition pendant toute la durée de sa présentation au public. En savoir +



Galerie Le Réverbère : Exposition photo Mexique, Aller-retour

Mexique, aller-retour est conçue en écho à l’exposition Los Modernos. Dialogues France/ Mexique présentée cet hiver au musée des Beaux-Arts de Lyon et dont Jacques Damez est le commissaire associé pour la sélection dédiée aux photographies.

L’exposition que nous proposons au Réverbère se présente comme un aller-retour entre le musée et la galerie, entre continent américain et européen, entre modernes et contemporains. Trois photographes feront l’agrafe, le trait d’union entre les deux expositions : Pablo Ortíz Monasterio, Bernard Plossu, Denis Roche.

Au cours de la recherche réalisée pour former le corpus d’œuvres exposé au musée et écrire le texte du catalogue Los Modernos. Dialogues France / Mexique, un ensemble de photographes, que nous ne connaissions pas ou très mal, nous est devenu familier. Tout naturellement, par capillarité, contiguïté, des noms en appelaient d’autres, une famille visuelle qui correspond à la nôtre se constituait. Les écholalies commençaient à bruisser et notre exposition à se dessiner ; les dialogues entre les énergies, les poids du temps, les suspensions poétiques se sont concentrés en dix photographes. Ils sont mexicains (Pablo Ortíz Monasterio, Óscar Fernando Gómez), cubain (Jesse A. Fernandez), canadien (Serge Clément), belges (Thomas Chable, Baudoin Lotin), français (Françoise Nuñez, Bernard Plossu, Marc Riboud, Denis Roche).

Tous ont le Mexique en mire, ils ne cherchent pas à poser un regard prémédité sur ce pays qui, de toute façon, ne se laisse pas prendre, ils se rendent disponibles pour capter le magnétisme des lieux. Chacun est trempé dans ses sels d’argents, ils n’ont pas la même photosensibilité : ce qu’ils donnent à voir est une image intérieure, le contact foudroyant de deux présences, l’arc d’un court-circuit qu’eux seuls peuvent déclencher. Cette exposition prolonge les questions que nous nous sommes posées concernant l’importance du Mexique dans l’histoire de la photographie. Tout comme ce pays concentre de nombreux mythes : les civilisations aztèques et mayas, les différents indiens et leurs traditions, les cultes de la mort, sa révolution, sa frontière avec les États-Unis, qui font que chacun de nous a son image projetée. D’où l’attirance des artistes à aller voir ce qu’il en est.

D’ailleurs Jack Kerouac dans son fameux livre Sur la route écrit « Juste de l’autre côté de la rue, le Mexique commençait. On regarda émerveillés. À notre étonnement, ça ressemblait au Mexique. » Jacques Damez

GALERIE LE RÉVERBÈRE
38 Rue Burdeau, 69001 Lyon, France