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Henri Matisse, le laboratoire intérieur

Exposition du 2 décembre 2016 au 6 mars 2017    |    Dossier de presse (3,7 Mo) 

Tout au long de la vie d’Henri Matisse (1869-1954), le dessin occupe une place centrale, tant dans la diversité de ses moyens (crayon, fusain et estompe, plume et encre, calame ou pinceau...) que dans ses supports (feuilles de carnets, marges de lettres, ou beaux papiers).

Cette pratique assidue dans l’intimité de l’atelier a été le laboratoire de son œuvre de peintre, comme de sa sculpture — Matisse s’est souvent comparé à un jongleur ou à un acrobate, entretenant quotidiennement la souplesse de leur instrument de travail. Les dessins de Matisse environnent, précèdent, accompagnent ou prolongent les autres formes artistiques et se constituent aussi, parfois, en constellations indépendantes.

L’exposition présente 250 œuvres et rend compte des principaux moments de ce parcours articulés en quatorze séquences à la fois thématiques et chronologiques : des années d’apprentissage au tout début du XXe siècle, jusqu’aux études pour la chapelle du Rosaire à Vence (1948-1949), ultime chef-d’œuvre et aboutissement de toute une vie pour Matisse.

Le parcours de l’exposition évoque les points d'articulation de la pratique matissienne du dessin — du noir de l'encre ou du crayon à la blancheur modulée du papier, de la douceur des ombres estompées à la lumière émanant des derniers dessins au pinceau, mis en regard avec les recherches sur la couleur dans la peinture ou avec le travail sur le volume dans la sculpture. Chacune des salles offre un dialogue entre dessins et peintures, gravures et sculptures ; les œuvres se faisant écho et restituant un peu de l’atmosphère des ateliers successifs: Quai Saint Michel, à Paris dès 1894, Issy-les-Moulineaux à partir de 1909, Nice à partir de 1918, et jusqu’à la mort de Matisse en 1954, à l’exception des années 1943-1948 vécues à Vence.

Le musée avait présenté les œuvres de Matisse conservées au Centre Pompidou lors de sa réouverture en 1998. Il rend, par cette exposition, un nouvel hommage à l’artiste qui en 1941, subit une opération à Lyon. Matisse en ressortira « ressuscité », riche d’une énergie nouvelle, comme en témoigne l’épanouissement de son œuvre à venir.

Particulièrement attaché à la ville, Henri Matisse donnera au musée des Beaux-Arts un ensemble de dessins de la série Thèmes et variations et de livres illustrés, qui complètent aujourd'hui, au sein des collections, deux peintures majeures : Le Portrait de l’antiquaire Georges Joseph Demotte (1918) et Jeune Femme en blanc, fond rouge (1946). Les liens de l’artiste avec Lyon seront présentés, en continuité de l’exposition, dans les collections modernes du musée.

L’exposition est organisée dans le cadre du quarantième anniversaire du Centre Pompidou. elle reçoit le soutien du Club du musée Saint-Pierre, de la Fondation Total, de SIER Constructeur, du Fonds des Célestins et pour la publication du catalogue, du Cercle Poussin.

Cette exposition est reconnue d’intérêt national par le Ministère de la culture et de la communication / Direction générale des Patrimoines / Service des musées de France.Elle bénéficie à ce titre d’un soutien financier exceptionnel de l’État.

Commissariat de l’exposition
Sylvie Ramond, conservateur en chef du patrimoine, directeur du musée des Beaux-Arts de Lyon, chargée des peintures et sculptures du XXe siècle et du cabinet d’art graphiques
Isabelle Monod-Fontaine, conservateur général honoraire du patrimoine honoraire
Catalogue de l'exposition
Sous la direction de Sylvie Ramond

É
dition Hazan, 384 pages, 44,95 € TTC