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Bram et Geer van Velde

Exposition du 16 avril au 19 juillet 2010

Après l’exposition consacrée au dialogue entre le peintre Georges Braque et le sculpteur Henri Laurens en 2005, le musée des Beaux-Arts de Lyon proposera dès avril 2010 un regard croisé sur deux autres artistes majeurs du 20e siècle, les frères Bram van Velde (1895-1981) et Geer van Velde (1898-1977), dont l’œuvre s’est notablement développé en marge des préoccupations esthétiques de leur époque.

Cette exposition s’impose particulièrement à Lyon : en effet, depuis 2004, ces deux artistes sont largement présents au sein du musée grâce à des achats effectués auprès de Catherine Putman et de la galerie Louis Carré, ainsi qu’à un dépôt provenant d’une collection particulière suisse. En outre, cet ensemble a été encore renforcé en 2005 par le don de vingt-trois dessins de Geer effectué par Elisabeth van Velde et Piet Moget.

L’exposition entend tracer un double portrait. Ami à la fois de Bram et de Geer van Velde, Samuel Becket (1906-1989) est l’un des premiers à confronter la peinture des deux frères.

Dans cette relation, l’écrivain identifie les affinités et les divergences de ces deux œuvres. Il leur consacre plusieurs textes importants, notamment, dès 1938, à l’occasion de l’exposition de Geer à la Galerie Guggenheim Jeune à Londres ou, en 1945, dans les Cahiers d’Art dirigés par Christian Zervos (« La peinture des Van Velde ou le Monde et le Pantalon ») ou, en 1948, dans la revue Derrière le Miroir (« Peintres de l’empêchement ») d’Aimé Maeght.

L’exposition se propose d’analyser le rapport de ces deux créations, dans leur ambition de s’affranchir de toutes références pour n’exprimer plus que leur individualité propre. Si Bram cesse dès 1941 de renvoyer au réel, Geer ne s’en écarte jamais totalement. Il demeure fidèle au mode de composition du cubisme, moins celui destructeur de Picasso, que celui plus idéaliste de Jacques Villon. Et Bram s’engage dans une voie où la peinture perd de vue ses codes habituels.

 

En savoir plus

La défiguration chez Bram van Velde. Acquisition récente du musée des Beaux-Arts (2'37)

Sylvie Ramond, Directeur du musée des Beaux-Arts, interviewée à l'occasion de l'exposition 1945-1949. Repartir à zéro, comme si la peinture n'avait jamais existé, du 24 octobre 2008 au 2 février 2009.

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