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Geneviève Asse

Exposition-dossier, du 28 juin au 16 septembre 2013 reportée à une date ultérieure
Espaces d’expositions temporaires (2e étage)

Grande et rare figure de la peinture française recherche l’équilibre dans les relations des formes avec l’espace et la lumière sur la surface de la toile. L’exposition s’ancre dans une acquisition majeure – celle d’un grand triptyque à l’huile de 1971 – et une donation consentie par l’artiste au musée des Beaux-Arts de Lyon. Une exposition sera concomitamment consacrée à l’artiste au Centre Pompidou (MNAM), du 26 juin au 9 septembre 2013. 

"La peinture prend du temps à naître et l’importance des peintres n’est pas toujours immédiate¬ment reconnue. Geneviève Asse, née en 1923 à Vannes, dans le Morbihan, apparaît désormais comme une grande et rare figure de la peinture française. Venue de la tradition de la saisie des objets et de la nature morte (on peut citer Chardin), partie de l’observation et des recherches d’équilibre dans les relations de formes, d’espace et de lumière sur la surface de la toile, elle évolue au milieu des années cinquante, peut-être par intériorisation de l’impressionnisme et des étendues souvent marines de son pays natal, vers des paysages de plus en plus dépouillés, déployant la seule effusion lumineuse et la vibration spatiale.

Dès la décennie de 1970, la thématique « figurative » au service de cette vision abstraite va se traduire par des portes et des fenêtres, qui sont les ouvertes mêmes de l’espace sensible. Dans cette peinture de champ, même si on y rencontre quelquefois des éclats de rouge, Geneviève Asse, passé les inflexions du gris, fait exclusivement retentir le bleu – celui du ciel, de l’eau, de l’air –, pour peu comme une signature sans pareille.

L’exposition-dossier que prépare le Musée des Beaux-Arts de Lyon s’ancre dans une acquisition majeure et une donation consentie par l’artiste. A la peinture s’ajoute un large volet de dessins. Dans cette part assez peu connue de son œuvre, Geneviève Asse montre combien elle sait retenir l’essentiel des formes d’une pointe précise, quand elle ne joue pas du frottage à la mine de plomb, afin d’unir éclairage et matérialité. Là encore, dans son art du dépouillement et de la décantation, elle offre à l’œil la musique qui le dilate." Rainer Michael Mason

Commissariat de l'exposition
Sylvie Ramond, directeur du musée des Beaux-Arts de Lyon, conservateur en chef du patrimoine
et Rainer Michael Mason, historien de l'art.