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Les coulisses de l'exposition


Dans le cadre de l'exposition Le temps de la peinture, le musée des Beaux-Arts a souhaité valoriser son fonds en présentant un nombre important d'œuvres de la collection peu vues jusqu'à ce jour. Cet évènement s'est ainsi accompagné d'un important travail de restauration, destiné à redonner tout leur éclat à des peintures ayant subi les outrages du temps.


Les restaurateurs ont en France un statut de profession libérale. Ils ont chacun une spécialité, correspondant à un type d'œuvre : peinture (couche picturale ou support), arts graphiques, sculpture, céramique et verre, métal, mobilier, textile, photographie,… Quatre formations sont reconnues par l'Etat et permettent de bénéficier d'une habilitation à travailler pour les musées de France : l'Institut National du Patrimoine, la maîtrise de sciences et techniques de l'université Paris I, les écoles d'Avignon et de Tours.


Restauration des peintures


Différents stades d'intervention ont été nécessaires sur les peintures, allant d'un simple nettoyage à des opérations beaucoup plus spectaculaires.

Une œuvre a en particulier constitué un cas remarquable compte tenu de la complexité du travail à mener : le Vœu à la Madone de Jean-Claude Bonnefond, confié à Aloÿs de Becdelièvre.

Largement endommagée par d'anciennes restaurations abusives, cet incunable de la peinture lyonnaise n'était plus montré au public depuis de nombreuses années, fortement usé par un nettoyage trop poussé et défiguré par des repeints maladroits.



Le défi de cette intervention consistait à retrouver l'harmonie colorée originelle, attestée par l'ensemble des documents anciens, composée de tons chauds avec un fort clair-obscur. Des recherches poussées ont été menées pour réunir le plus de sources possibles, jusque dans les comptes-rendus donnés par les critiques du temps, tous témoignant de cette même ambiance générale. L'œuvre a ainsi pu retrouver sa subtilité et son atmosphère quasi mystique de recueillement qui avait pratiquement disparu.


Pour en savoir plus : Aloÿs de Becdelièvre, « Une harmonie colorée retrouvée », Le temps de la peinture : Lyon 1800-1914 , Fage éditions, Lyon, 2007.


Restauration des cadres


L'encadrement d'une peinture constitue un élément essentiel dans la perception de l'œuvre par le spectateur. C'est pourquoi une attention toute particulière a été apportée au cadre : dépoussiérage, consolidation des moulures et des ornements fragiles, atténuation des lacunes, de manière à constituer autour de l'œuvre un écrin qui la mette en valeur du mieux possible, en respectant aussi un souci d'unité tout au long du parcours de l'exposition.