Expositions à venir

Flandrin, Jonas
Contenu

Par le feu, la couleur.
Céramiques contemporaines

vase Jean Lerat
Jean Lerat,
Sculpture, vers 1960.
Image © Lyon MBA - Photo Alain Basset

8 janvier - 2 mai 2021

Pour la première fois, le musée des Beaux-Arts de Lyon consacre une exposition-dossier à la céramique contemporaine. Des œuvres sculpturales des ateliers de La Borne des années 60 aux pièces organiques plus récentes, l’exposition proposera un panorama évocateur de la création dans ce domaine, de la seconde moitié du XXe siècle à nos jours. 
Des œuvres aux proportions généreuses de Jean et Jacqueline Lerat côtoieront des céramiques de Joulia, Pontoreau, Virot, Dejonghe ou Champy. Autant d’artistes pionniers qui ont su maîtriser les contraintes liées au feu pour inventer des formes et des effets de surface inattendus et inscrire ainsi dans l’espace des volumes inédits. La surprise naîtra de la confrontation avec les créations récentes, débordantes de créativité et de couleurs.
Le musée révèlera à cette occasion des céramiques récemment entrées dans les collections, suite à plusieurs donations.


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Louis Bouquet,
Autoportrait au papier peint, vers 1918.
Collection particulière ©ADAGP, Paris, 2020. Image © Lyon MBA - Photo JC Stuccilli

 

L'Odyssée moderne
de Louis Bouquet

12 mars - 13 juin 2021

Élève d’Auguste Morisot à l’École des Beaux-Arts de Lyon, puis de Maurice Denis et de Marcel-Lenoir, peintre, graveur et illustrateur, Louis Bouquet s’impose dans l’entre-deux-guerres comme l’un des plus brillants décorateurs français en s’associant la complicité d’architectes de renoms tels que Michel Roux-Spitz, Paul Tournon ou encore Albert Laprade. Son art monumental s’illustre sur les chantiers les plus prestigieux des années 1930 : le salon de l’Afrique au musée des Colonies (1931) et l’église du Saint-Esprit à Paris (1933), le nouvel hôtel de ville de Puteaux (1934), ainsi que la Grande Poste de Lyon (1937).
Si les grands décors du peintre forment la partie la plus visible de son oeuvre et firent sa célébrité contemporaine, sa production de chevalet de même que son œuvre gravé restent à découvrir. Autour de la donation de Tristan et Iseult (1921) et du dépôt d’Orphée charmant les animaux (1920), consentis par la famille de l’artiste en 2014, l’exposition se propose d’aborder la question de la résurgence du mythe chez l’artiste au cours des premières décennies du XXe siècle.

Cette exposition est organisée en partenariat avec le musée de l’Imprimerie et de la Communication graphique

 

 


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Hippolyte Flandrin,
Jeune berger assis, 1834-1835.
Image © Lyon MBA - Photo Alain Basset

Hippolyte, Paul et Auguste Flandrin

Du 27 mars au 27 juin 2021

Hippolyte (1809-1864), Paul (1811-1902) et Auguste (1804-1842) Flandrin comptent parmi les artistes les plus importants de la scène artistique à Lyon au XIXe siècle. Des trois frères, Hippolyte est le plus célèbre. Élève préféré de Jean Auguste Dominique Ingres, il se distingue en tant que peintre d’histoire et par de grands décors. Il compte également parmi les portraitistes les plus recherchés de son temps. Son frère cadet, Paul, se consacre lui aussi à ce genre mais son domaine de prédilection est le paysage. Le plus âgé, Auguste, demeure le moins connu, en raison d’un décès prématuré.

Le musée des Beaux-Arts de Lyon conserve dans ses collections un ensemble de près de deux-cent œuvres des trois artistes, peintures, dessins, photographies, qui constitue une source de référence pour la connaissance de leur travail. Complété de nombreux prêts, celui-ci sera au cœur de cette exposition, qui s’attachera à présenter ces trois artistes sous un jour inédit, à la lumière de récentes découvertes. Elle s’articulera en thématiques – les autoportraits et portraits croisés, l’étude du modèle, l’histoire, le paysage, le portrait, le grand décor - qui chacune mettront en lumière un aspect du travail des trois artistes, en insistant sur la dimension essentielle de leur mutuelle et constante collaboration, qui constitue un aspect original.

Un accent tout particulier sera mis sur le processus créateur, en rassemblant peintures et dessins, en recréant de véritables séquences donnant à voir la genèse progressive d’une composition dans l’atelier. Alors que s’achève la restauration des décors de l’église Saint-Germain-des-Prés à Paris, l’un des points d’orgue de la carrière d’Hippolyte Flandrin, une découverte exceptionnelle et immersive de ces peintures sera proposée grâce à leur numérisation réalisée par les équipes d’Iconem.

Commissariat :

Elena Marchetti, conservateur, Fondazione Musei Civici, Venise,
et Stéphane Paccoud, conservateur en chef, chargé des peintures et sculptures du XIXe siècle, musée des Beaux-Arts de Lyon

Cette exposition est soutenue par FRAME
>> Découvrez le décor d’Hippolyte Flandrin à l’église Saint-Germain-des-Prés