Expositions à venir

Simon Renard de Saint-André
Simon Renard de Saint André,
Vanités, vers 1650.
Image © Lyon MBA - Photo Alain Basset
Contenu
simon renard
Simon Renard de Saint André,
Vanités, vers 1650.
Image © Lyon MBA - Photo Alain Basset

À la mort, à la vie

Vanités d'hier et d'aujourd'hui

27 nov. 2021 - 7 mai 2022

Vanité [nom féminin (latin vanitas)] - Dictionnaire Larousse.
Littéraire : Caractère de ce qui est vain, futile, vide de sens.
Art : Composition, nature morte le plus souvent, évoquant les fins dernières de l'homme.

L’exposition présente les différentes typologies auxquelles les artistes ont eu recours, du XVe au XXIe siècle, pour rappeler le terme inéluctablement assigné à toute activité humaine, à travers une sélection de près de 150 œuvres d’art : estampes, gravures, dessins, peintures, sculptures et installations.

L’exposition rend compte de la réflexion menée par les artistes au fil des siècles sur la finitude de l’existence humaine en faisant entrer en dialogue des œuvres du musée, des collections du macLYON et d’une collection particulière. Les différentes sections de l’exposition invitent à s’interroger sur le sens de l’existence et sur le temps qui passe, et sur la vanité des prétentions humaines en même temps qu’elles témoignent de la célébration par les artistes de la beauté de la vie.

Cette exposition est organisée dans le cadre du Pôle des musées d'art, qui rassemble depuis 2018 le musée des Beaux-Arts et le musée d'art contemporain de Lyon. 

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Carte blanche à Eric Poitevin

avril - août 2022

Invité par le musée des Beaux-Arts de Lyon à travailler à partir de ses collections, l’artiste Éric Poitevin a eu carte blanche pour produire de nouvelles photographies en résonance avec les œuvres de son choix : Lucas Cranach, Odilon Redon, Frans Snyders, Francisco de Zurbarán... L’artiste porte ainsi un nouveau regard sur certaines œuvres connues ou moins connues du public, en les faisant dialoguer avec son propre travail photographique. Éric Poitevin propose ainsi un parcours et un éclairage totalement inédit qui offre des perspectives aussi évidentes qu’inattendues sur son œuvre et sur les collections.

Sans titre 2014 Tirage argentique H. 140 ; L. 170 cm Courtesy Galerie Bernard Jordan

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Exposition-Dossier

François Artaud - Jean-François Champollion.
Le rôle du directeur du musée de Lyon dans l’aventure du déchiffrement des hiéroglyphes

octobre - décembre 2022

Le musée des Beaux-Arts s’associe à la célébration du bicentenaire du déchiffrement des hiéroglyphes par Jean-François Champollion, en 1822, à travers la relation scientifique et amicale qu’entretinrent pendant plus de vingt ans le premier directeur du musée de Lyon, François Artaud (1767-1838), et Jean-François Champollion (1790-1832).
A une époque où les inscriptions hiéroglyphiques étaient peu nombreuses dans les collections, Artaud s’employa à fournir des textes originaux à Champollion, source indispensable à la compréhension de l’écriture des anciens Egyptiens. Il joua également un rôle important dans ses contacts avec le milieu des collectionneurs et des grands marchands d’antiquités égyptiennes, notamment le célèbre Bernardino Drovetti. L’exposition présentera le rôle d’Artaud tout au long de la vie de Jean-François Champollion et mettra l’accent sur l’importance de l’Egypte antique à Lyon dès le XVIIe siècle.

 

Poussin et l'amour

novembre 2022 - mars 2023

Le génie de Nicolas Poussin n’a pas encore livré tous ses secrets. L’artiste est toujours considéré comme le maître de l’école classique française, l’archétype du peintre-philosophe. Qui sait aujourd’hui qu’il s’est également adonné au pur plaisir de peindre, en déployant une iconographie des plus licencieuses, et que certains de ses tableaux ont été jugés si érotiques qu’ils ont été mutilés, découpés, voire détruits, dès le XVIIe siècle ? 
C’est grâce au thème de l’Amour, -qui a rarement été aussi central dans l’œuvre d’un artiste-, que l'exposition fera découvrir un Poussin inconnu, séducteur et séduisant, qui s’est fait remarquer par l’hédonisme titianesque de ses premiers tableaux romains, où les modalités de la domination de l’Amour sur les hommes comme sur les dieux sont déclinées et mises en scène à travers les mythes de l’antiquité gréco-romaine. L’Amour a constitué un sujet et une inspiration constante pour l’artiste, jusqu’aux derniers chefs-d’œuvre, méditations picturales sur les ressorts de la puissance inflexible de l’Amour, aussi bien créatrice que destructrice. Bien loin de l’image austère du peintre-philosophe, qui s’est imposée pour le grand public, il faut aujourd’hui montrer un Poussin sensuel, voire érotique, mais aussi peintre-poète proposant une méditation profonde sur la puissance universelle et tragique de l’amour.  

Nicolas Poussin, La mort de Chioné, 1622. Image (c) MBA Lyon - Alain Basset