Un peu d'histoire sur la collection de sculptures

vue de la chapelle
Contenu gauche

La constitution du fonds

La collection est initiée, dès les débuts du musée, grâce à des achats et des dons d’œuvres d’artistes lyonnais (Joseph Chinard, Clémence Sophie de Sermézy, Jean François Legendre-Héral, Jean Marie Bonnassieux, Joseph Fabisch) ; une galerie des « Lyonnais dignes de mémoire » est même fondée, suite à un legs financier de François Grognard, assortie de la commande régulière de portraits de personnalités locales. En 1839 est inaugurée une salle des marbres modernes, destinée à présenter ces sculptures, complétées d’envois de l’État (Antoine Étex, James Pradier) et de copies d’après l’antique. Dès le milieu du XIXe siècle, des bronzes sont installés dans le jardin. Dans les années 1880-1890, sous l'impulsion d'Édouard Aynard et de Jean-Baptiste Giraud, puis dans les années 1930, sous l’impulsion de René Jullian, le musée fait l'acquisition de pièces importantes du Moyen Âge et de la Renaissance (Jongleur de Bourges, Groupe siennois de L'Annonciation).

Le XXe siècle

Le début du XXe siècle se caractérise par une ouverture à la modernité. Le fonds d’œuvres d’Auguste Rodin, le plus important en région, présente la particularité d'avoir été constitué directement auprès de l'artiste (marbres, bronzes et plâtres) qui entretenait d'amicales relations avec Raymond Tripier, président de la commission. Le musée poursuit alors une politique active d’achats, sous l’impulsion de ses conservateurs, Léon Rosenthal, puis René Jullian, le plus souvent auprès des sculpteurs eux-mêmes, qui permet l’entrée d’œuvres d’Antoine Bourdelle, Aristide Maillol et Joseph Bernard.

Contenu droite

Un certain éclectisme caractérise la politique d’acquisition au fil du XXe siècle, avec des réalisations de Pablo Picasso, Ossip Zadkine, Henri Laurens, Étienne-Martin, pour lequel le musée détient aujourd’hui un fonds de référence, et Marta Pan. 

La collection continue aujourd’hui à s’enrichir. D’importants dépôts ont été consentis par l’État et le musée d’Orsay pour accompagner la rénovation du musée (Antoine Louis Barye, Albert Bartholomé). Les acquisitions se sont poursuivies, s’ouvrant davantage aux XVIIe et XVIIIe siècles (Antoine Coysevox, Augustin Pajou, Jean Antoine Houdon). Le point d’orgue que constitue le fonds de référence d’œuvres de Joseph Chinard et de son élève Clémence Sophie de Sermézy continue également de s’enrichir et d’être mis en valeur.

Rodin
Auguste Rodin,
L'Ombre, 1902-1904.
Image © Lyon MBA – Photo RMN / René-Gabriel Ojéda

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