Le Sacrifice de la fille de Jephté

Information sur l’artiste
Thomas Blanchet [Paris, 1614 - Lyon, 1689]

Date de l’œuvre libre
1670-1680
Thomas Blanchet, Le Sacrifice de  Jephté
Thomas Blanchet,
Le Sacrifice de la fille de Jephté, vers 1670-1680.
Image © Lyon MBA – Photo Martial Couderette
Contenu

Né en 1614 à Paris, Thomas Blanchet s’y forme comme peintre, avant de gagner Rome. En 1654, Germain Panthot fait appel à lui pour l’épauler dans la conception du décor de l’Hôtel de Ville de Lyon. A compter de 1681, il est sollicité par l’abbesse Antoinette d’Albert d’Ailly de Chaulnes pour décorer l’abbaye royale des Dames de Saint-Pierre, futur musée des Beaux-Arts de Lyon. De cet ensemble monumental, subsistent les sculptures et les peintures de l’escalier d’honneur et du réfectoire, dont il donna les dessins. 
Bien que riche de huit tableaux de Thomas Blanchet, le musée des Beaux-Arts de Lyon ne compte pas d’œuvre de l’envergure du Sacrifice de la fille de Jephté. Le chef d’Israël y apparaît sur le point d’accomplir le vœu funeste lui ayant valu la victoire sur les Ammonites, à savoir le sacrifice de la première personne venue à sa rencontre à son retour du champ de bataille, qui n’est autre que sa propre fille. Traité au XVIIe siècle par les peintres Antoine Coypel, Sébastien Bourdon ou Charles Le Brun, ce sujet a pu également lui être inspiré par des créations littéraires ou musicales contemporaines. 
Le tableau peut apparaître comme un pendant à La Mort de Didon du musée des Beaux-Arts de Dijon, aux dimensions et à la thématique comparable. Cependant, Le Sacrifice de la fille de Jephté s’en distingue par un sentiment plus nuancé procédant du mouvement centrifuge de la composition, de l’échelle moindre des figures, ainsi que d’une palette plus raffinée, aux tonalités crépusculaires rappelant l’art des Vénitiens. 

Cartel de l'œuvre
Description de l’œuvre

Vers 1670-1680

Huile sur toile

H. 172 ; L. 202 cm

Don des mécènes du Cercle Poussin en 2019

Inv. 2019.10.1