Les étudiantes et étudiants du Conservatoire national supérieur musique et danse de Lyon ont carte blanche pour révéler et affirmer leurs univers artistiques dans les collections du musée. Une journée pour mettre en lumière la richesse et la diversité d’une nouvelle génération de musiciennes et musiciens, de danseuses et de danseurs à travers des créations transversales et originales dans les espaces du musée.
Parcours en trois étapes - départ à 11h et à 15h
Dans le réfectoire
Cailloux de Zéta Tavernier, interprété par Lou-Ann Randria Rahari et Paul Clerget (danse contemporaine) Durée : 20 minutes Lou-Ann et Paul créent des espaces minéraux avec leurs corps organiques. Comme des fils qui tissent des lignes entre les points, ils jouent aux dépôts organisés de leurs pierres, leurs paires, leur père, imaginant un jardin pierre par pierre. Une prise de soin douce presque rituelle de ce qui est là. Nos objets comme prétexte aux partages, passages, paysages avec cailloux comme bout de soi à poser, glisser, faire exister. Impermanents cailloux des falaises pour construire un chez nous.
Dans la salle des grands formats du 17e siècle
Patafix de Gabrielle Berthelin et de Hugo Witczak, interprété par Gabrielle Berthelin (danse classique) et Hugo Witczak (danse contemporaine)
Durée : 20 minutes
Que naît-il à la rencontre de deux univers ? Cette pièce est née d'une relation personnelle. Elle prend appui sur la notion de
dualité : s’appuyer, se perdre, se retrouver, résister, s’émanciper. À travers le duo, nous explorons la fine frontière entre dépendance
et indépendance, cet espace mouvant où l’autre est à la fois soutien, miroir et contrainte. Danser ensemble, c’est accepter la vulnérabilité. Cette création interroge ce que l’on garde de soi lorsqu’on est en relation, ce que l’on abandonne. L'espace devient alors un lieu de négociation permanente, où l’indépendance ne s’oppose pas à la dépendance, mais la redéfinit.
Dans le réfectoire
Niki d’Enora Yang, interprété par Mamitina Rey (danse), Pauline Demians (mise en scène) et Enora Yang (percussion, marimba et jeu). Durée : 30 minutes
« Moi je montrerai. Je montrerai tout. Mon cœur, mes émotions. Vert - rouge - jaune - bleu - violet. Haine - amour - rire - peur - tendresse. » (Niki de Saint Phalle). Un spectacle qui réinterprète les œuvres et l’engagement féministe de l'artiste plasticienne. De ses Nanas aux Tirs, un dialogue entre la musique et la danse, déesses en mouvement, couleurs en éclat. Une résonance avec la musique de Mel Bonis. Un impact avec la danse krump. Un écho avec les lettres de Niki.
Gratuit avec un billet d’entrée.
Durée : 1h30.
Départ à 11h et 15h.