Retour à la programmation #Exposition archivée

Robert Guinan. Chicago

En marge du rêve américain
Visuel principal
Les salles de l'exposition Robert Guinan
Vue de l'exposition : Robert Guinan, Chicago. En Marge du rêve américain - 2 Juin au 27 août 2023
Introduction

Le musée des Beaux-Arts de Lyon consacre une exposition à l’artiste américain Robert Guinan (1934-2016). Il s’agit de la première rétrospective proposée dans un musée français depuis les expositions du musée de Grenoble en 1981 et de l’Académie de France à Rome en 2005. Les expositions qui lui ont été consacrées à la galerie Albert Loeb (Paris) entre 1973 et 2008 ont fait connaître l’artiste en France. Près de quatre-vingt œuvres, créées entre 1965 et 2002, seront réunies. Elles proviennent du Musée national d’art moderne, du musée de Grenoble et du Centre national des Arts plastiques ainsi que de nombreuses collections particulières en France, en Italie et en Allemagne. L’importante sélection de peintures et de dessins sera complétée par deux séries de lithographies, l’une sur le thème de l’esclavage, l’autre inspirée des poèmes de guerre du grand poète anglais pacifiste Wilfred Owen.

 

En 1978, le musée des Beaux-Arts de Lyon acquiert auprès de la galerie lyonnaise Le Lutrin Portrait of Nelly Breda, 1973. Le tableau représente la mère d’Emile Breda, un musicien ami de l’artiste, compagnon de ses virées nocturnes dans les bars de Chicago qui lui fait rencontrer la plupart de ses modèles. À travers notamment ses scènes de bars et ses portraits, Guinan livre une réalité́ sans détour.

Originaire de Watertown (État de New York), Guinan rejoint Chicago en 1959 pour suivre à l’Art Institute des cours d’histoire de l’art, de peinture et de photographie. Après avoir abordé durant sa formation l’expressionnisme abstrait et le Pop Art, il adopte dans les années 1970 un style réaliste, prenant essentiellement pour sujet des déshérités, issus des quartiers pauvres de Chicago. Profondément attaché à Henri de Toulouse-Lautrec et à Edgar Degas, l’artiste est parfois rapproché d’Edward Hopper. Toutefois, alors que ce dernier met en scène des personnages anonymes, Guinan peint des portraits, dans un rapport de fraternité avec ses modèles.

L’exposition s’inscrit dans la lignée des nombreux travaux menés ces dernières années, qu’il s’agisse du grand programme d’étude des représentations des noirs dans l’art occidental de Henry Louis Gates Jr. (The Image of the Black in Western Art, Harvard, Harvard University Press, 2010-2014) ou de l’exposition « Le Modèle noir. De Géricault à Matisse » présentée en 2019 au Musée d’Orsay, tout en révélant, au-delà de toute ségrégation, l’attachement du peintre à traduire la condition humaine des laissés pour compte.

 

Commissariat :

Sylvie Ramond, directeur général du pôle des musées d’art, MBA | macLYON, directeur du musée des Beaux-Arts de Lyon, conservateur en chef du patrimoine

Albert et Sonia Loeb

Du 2 juin 2023 au 27 août 2023
Tarif

8€ - 4€ - gratuit voir conditions
Billet donnant accès à l'exposition et aux collections permanentes

Réservez votre billet
Information horaires

Exposition ouverte du mercredi au lundi de 10h à 18h, le vendredi de 10h30 à 18h00.
Fermée les mardis et jours fériés. 

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Visites découverte des collections

Visuel principal
Introduction

Ces visites vous emmènent à la découverte des grandes civilisations et écoles artistiques de l’Antiquité à nos jours.

Du 6 juillet 2026 au 31 août 2026
Information horaires

Durée de la visite : 1h

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Visites commentées collections 20e et 21e siècles

Visuel principal
Fred Deux
Fred Deux
Vue de l'exposition Fred Deux
© ADAGP, Paris, 2024. Photo MBA Lyon / Antoine Guerrier
Introduction

Venez découvrir Simon Hantaï et Fred Deux, ces grands artistes singuliers, en regard des chefs d'œuvres de la collection d’art moderne du musée, ainsi que les artistes de la Biennale, Nathan Coley et Florian Mermin, dont les oeuvres sont présentées dans le jardin du musée. 

Fred Deux
Fred Deux
Vue de l'exposition Fred Deux
© ADAGP, Paris, 2024. Photo MBA Lyon / Antoine Guerrier
Le 22 mars 2025
Information horaires

Durée de la visite : 1h

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Voyage en terre d’encens

Collections du Musée national – Sultanat d’Oman
Visuel principal
Voyage en terre d'encens
Oman : Voyage en terre d'encens - 12/05/2023 - 10/09/2023
Introduction

Le musée des Beaux-Arts de Lyon présentera, du 12 mai au 10 septembre 2023, une sélection d’œuvres du Musée national – Sultanat d’Oman à l’occasion de l’exposition Voyage en terre d'encens. Collections du Musée national – Sultanat d’Oman.

 

Le musée des Beaux-Arts de Lyon et le Musée national – Sultanat d’Oman ont conçu deux expositions croisées qui offrent un regard sur leurs collections respectives. À Mascate, le Musée national – Sultanat d’Oman présente des objets du musée des Beaux-Arts de Lyon, principalement autour du thème des parfums et de l’encens dans l'exposition Fragrant Journeys (17 octobre 2022 - 7 mai 2023). En mai, le musée des Beaux-Arts invitera les visiteurs à la découverte du patrimoine historique et artistique d’Oman.

Justement célébré pour la beauté de ses paysages entre montagne, mer et désert, le Sultanat d’Oman est fort d’un passé millénaire et de traditions heureusement préservées. Une vingtaine d’œuvres, de l'Antiquité à nos jours - brûle-encens, éléments architecturaux, arts du métal, manuscrits et  éléments de parures - , témoigneront de la richesse de la culture omanaise.  

Dans une scénographie évocatrice, les photographies de Ferrante Ferranti plongeront le visiteur au cœur de ce pays envoûtant. 

Du 12 mai 2023 au 10 septembre 2023
Tarif

8€ - 4€ - gratuit voir conditions
Billet donnant accès à l'exposition et aux collections permanentes

Information horaires

Exposition ouverte du mercredi au lundi de 10h à 18h, le vendredi de 10h30 à 18h00.
Fermée les mardis et jours fériés. 

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Visites découverte des chefs-d'œuvre du musée

Visuel principal
Introduction

Des visites pour vous emmener à la découverte des grandes civilisations et écoles artistiques de l’Antiquité à nos jours.

Peinture, sculpture, objets d’art, monnaies et médailles, œuvres graphiques : un parcours exceptionnel à travers 5 000 ans d’art et d’histoire !

Le 25 mars 2023
Tarif

3€ / 1€ + entrée au musée
(11€ billet couplé plein tarif)

Acheter une visite découverte
Information horaires

Durée de la visite : 1h

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PICASSO/ POUSSIN / BACCHANALES

Visuel principal
Introduction

Entre le 19 et le 25 août 1944, alors que les forces alliées et les résistants s’opposent à l’armée allemande dans les rues de Paris, Pablo Picasso travaille boulevard Henri IV, dans l’appartement de Marie-Thérèse Walter et de leur fille Maya. Dans ce contexte, il réalise une esquisse et une gouache d’après Le Triomphe de Pan (1636) de Nicolas Poussin. Aujourd’hui non localisées, les deux oeuvres dont les compositions sont directement empruntées au tableau de Poussin, rendent compte de l’atmosphère effervescente de la ville, à l’aune de la Libération. Cité par John Pudney dans un article paru en septembre 1944, Picasso considère cette bacchanale comme un « exercice, une autodiscipline, une saine fascination » réalisée pendant le temps des combats.

 

Pensée dans la continuité de l’exposition Poussin et l’Amour, cette exposition-dossier propose d’interroger la place de l’héritage de Poussin dans la construction de l’imaginaire bachique et érotique de Picasso. Malgré leur inaccessibilité, les bacchanales de 1944 sont le point de départ d’une réflexion consacrée au regard que porte Picasso sur l’oeuvre de Poussin tout au long de sa carrière et plus spécifiquement dans ses interprétations du thème des fêtes et des amours dionysiaques du début des années 1930 jusqu’à la fin des années 1960. L’exposition-dossier permettra également de replacer les bacchanales de 1944 au sein du corpus des oeuvres réalisées par Picasso pendant l’Occupation en regard des photographies et des récits qui cristallisent la notoriété de l’artiste au moment de la Libération.

Une exposition organisée dans le cadre de la "Célébration Picasso 1973-2023 : 50 expositions et évènements pour célébrer Picasso".

 

 

L’exposition est organisée en collaboration avec le Musée national Picasso – Paris

 

 

 

 

L'exposition bénéficie du soutien du Club du musée Saint-Pierre, mécène principal de l'exposition, grâce auquel le tableau de Nicolas Poussin, La Mort de Chioné, est entré dans les collections du musée.

Partenaires institutionnels

Du 26 novembre 2022 au 5 mars 2023
Tarif

12€ - 7€ - gratuit voir conditions
Billet donnant accès à l'exposition et aux collections permanentes

Tarif réduit pour les abonnés Técély sur présentation de la carte.

Réservez votre billet
Information horaires

Exposition ouverte du mercredi au lundi de 10h à 18h, le vendredi de 10h30 à 18h00.
Fermée les mardis et jours fériés. 

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Sur les routes des parfums

collections du musée des Beaux-Arts de Lyon - HORS LES MURS
Visuel principal
balsamaire en forme de buste de Nubien
[S; l.], époque romaine, IIe s.
Vase plastique : tête de Nubien - Inv. E 227-2
Image © Lyon MBA - Photo Alain Basset
Introduction

Le musée des Beaux-Arts de Lyon et le musée national d’Oman s’engagent dans des expositions croisées dans le but faire connaître la richesse de leurs collections respectives au public omanais et au public français.

Du 17 octobre 2022 au 7 mai 2023, le musée des Beaux-Arts présente à Mascate, capitale du Sultanat d’Oman, une vingtaine d’œuvres majeures des départements des Antiquités et des Objets d’art, principalement sélectionnées autour du thème des parfums et de l’encens.

Du 23 avril au 17 juillet 2023, une vingtaine d'œuvres remarquables du musée national d’Oman évoqueront à Lyon l’histoire du territoire omanais, de l’Âge du bronze au XXe siècle.

Présentation de l’exposition

Le Sultanat d’Oman évoque le pays de l’encens et des parfums. La sélection des œuvres du musée des Beaux-Arts de Lyon présentées au musée national d’Oman s’est donc naturellement, et principalement, faite autour de ce thème enchanteur.

Depuis la plus haute antiquité, et dans toutes les civilisations, les hommes entretiennent des liens particuliers avec les fragrances, qu’elles soient considérées comme des viatiques vers le monde divin et l’au-delà, pour leur valeur protectrice médicinale ou, plus simplement, pour le plaisir qu’elles procurent dans la vie quotidienne. Les collections d’antiquités et d’objets d’art du musée des Beaux-Arts de Lyon conservent de nombreux objets en lien avec l’encens, les parfums et les aromates. Ces objets, précieux témoignages de l’art et de l’artisanat, permettent, en outre, aux scientifiques d’approcher un aspect majeur de la culture immatérielle des sociétés humaines.

À l’aube de l’Histoire, les anciens Égyptiens faisaient un grand usage des parfums et aromates, lesquels entraient notamment dans la confection des onguents destinés à la momification, processus lié à la préservation de l’intégrité corporelle indispensable à la vie après la mort. Du fait de leur nature volatile, onguents et résines parfumés jouaient aussi un rôle majeur dans la communication avec le divin ; on faisait des offrandes d’encens aux dieux pour s’assurer de leur protection et des flacons de parfum étaient symboliquement déposés dans les tombes. Synonyme d’art de vivre, le parfum était aussi largement employé dans le monde profane pour la toilette et la parure. Par leur beauté plastique, les flacons participaient au plaisir olfactif, comme en attestent, de l’Égypte antique à la fin de l’Empire romain, les balsamaires, de formes et de matières diverses.

En Occident, l’emploi de l’encens, hérité de l’Antiquité, se répand avec le christianisme. Lors de la célébration du culte, l’encensement permet symboliquement de créer une connexion avec le divin. La fumée dégagée par l’encensoir représente ainsi la prière des fidèles qui s’élève jusqu’aux cieux. Un mobilier liturgique spécifique est alors créé pour servir aux célébrants. Par ailleurs, dans la pensée chrétienne, la maladie était considérée comme une conséquence directe du péché originel. Au cours du Moyen âge, très marqué par les épidémies de peste, les mauvaises odeurs étaient ainsi associées à l’univers du Mal. Diffuser de l’encens aidait alors à combattre les démons. Les échanges entre l'Orient et l'Occident nés des croisades (1096-1291) permettent d’introduire des senteurs et des épices nouvelles. Une production de céramiques se développe à destination des apothicaires et des vendeurs d’aromates. En Espagne, les Arabes apportent aussi beaucoup à la parfumerie. La Renaissance est marquée par les découvertes. Ouvrant la route maritime des Indes, Vasco de Gama rapporte encens, gingembre, poivre ou girofle et Christophe Colomb, depuis le Nouveau Monde, la vanille, le copal, le cacao et le tabac... Grâce à l'invention de l'imprimerie, les connaissances scientifiques relatives à la nature et aux plantes sont diffusées largement. Certains traités s’intéressent à la distillation, aux différentes essences et livrent des recettes d'eaux parfumées. Dans toute l’Europe, la nature devient l’un des thèmes privilégiés des artistes. Au fil des siècles, elle inspire profondément les créateurs d’objets décoratifs. Au tournant du 20e siècle, l’Art Nouveau, en particulier, se veut profondément « organique ». L’observation attentive du végétal, de l’ondulation de la tige aux nervures des feuilles, donne naissance à la courbe, ligne sinueuse qui marque l’architecture et le décor des objets. René Lalique est l’un des grands promoteurs de ce style. Sa production de flacons à parfums témoigne encore de cette fascination pour la nature, ses formes et ses senteurs.

La sélection opérée dans les collections du musée des Beaux-Arts de Lyon autour du thème « Sur les routes des parfums » est enrichie d’œuvres représentatives des départements. Elles offrent aux visiteurs quelques jalons de l’histoire universelle de l’art.

Commissariat

Geneviève Galliano, conservatrice en chef, département des Antiquités
Salima Hellal, conservatrice en chef, département des Objets d’art
Musée des Beaux-Arts de Lyon

Du 17 octobre 2022 au 7 mai 2023
Tarif

Exposition hors les murs
Musée national d'Oman, Mascate

 

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Poussin et l'amour

Visuel principal
Introduction

Le génie de Nicolas Poussin n’a pas encore livré tous ses secrets. L’artiste est toujours considéré comme le maître de l’école classique française, l’archétype du peintre-philosophe. Qui sait aujourd’hui qu’il s’est également adonné au pur plaisir de peindre, en déployant une iconographie des plus licencieuses, et que certains de ses tableaux ont été jugés si érotiques qu’ils ont été mutilés, découpés, voire détruits, dès le XVIIe siècle ? 

 

C’est grâce au thème de l’Amour, -qui a rarement été aussi central dans l’œuvre d’un artiste-, que l'exposition fera découvrir un Poussin inconnu, séducteur et séduisant, qui s’est fait remarquer par l’hédonisme titianesque de ses premiers tableaux romains, où les modalités de la domination de l’Amour sur les hommes comme sur les dieux sont déclinées et mises en scène à travers les mythes de l’antiquité gréco-romaine. L’Amour a constitué un sujet et une inspiration constante pour l’artiste, jusqu’aux derniers chefs-d’œuvre, méditations picturales sur les ressorts de la puissance inflexible de l’Amour, aussi bien créatrice que destructrice. Bien loin de l’image austère du peintre-philosophe, qui s’est imposée pour le grand public, il faut aujourd’hui montrer un Poussin sensuel, voire érotique, mais aussi peintre-poète proposant une méditation profonde sur la puissance universelle et tragique de l’amour.

En organisant une exposition consacrée à « Poussin et l’amour », le musée des Beaux-Arts de Lyon entend mettre à l’honneur l’acquisition de La Mort de Chioné de Nicolas Poussin réalisée en 2016, comme il le fit en 2008 en organisant une exposition faisant écho à l’acquisition, en 2007, de La Fuite en Égypte du même artiste. Le peintre
séjourna à de nombreuses reprises à Lyon et il fut lié à la ville par un important réseau de relations amicales et commerciales qu’il y développa. C'est ainsi que La Mort de Chioné a été peinte pour le soyeux lyonnais Silvio I Reynon lors d'un séjour à Lyon de Poussin, vers 1622.

Une quarantaine de peintures et de dessins de Poussin figureront dans l’exposition qui s’articulera en cinq sections. Deux dossiers associeront plus spécifiquement un tableau avec un groupe de dessins, un premier autour de La Mort de Chioné du musée de Lyon et un second autour d’Apollon amoureux de Daphné du musée du Louvre.


Commissariat :

Nicolas Milovanovic, Conservateur en chef du Patrimoine, Département des Peintures, musée du Louvre
Mickaël Szanto, Maître de conférences, Sorbonne Université
Ludmila Virassamynaïken, Conservatrice en chef du Patrimoine, en charge des peintures et sculptures anciennes, musée des Beaux-Arts de Lyon

Avec la collaboration exceptionnelle du musée du Louvre.

L'exposition bénéficie du soutien du Club du musée Saint-Pierre, mécène principal de l'exposition, grâce auquel le tableau de Nicolas Poussin, La Mort de Chioné, est entré dans les collections du musée.

Picasso / Poussin / Bacchanales

Pensée dans la continuité de l’exposition Poussin et l’amour, une exposition-dossier propose d’interroger la place de l’héritage de Poussin dans la construction de l’imaginaire érotique inspiré de l'antique chez Picasso. Entre le 19 et le 25 août 1944, Picasso exécute une esquisse et une gouache d’après le Triomphe de Pan (1636) de Nicolas Poussin. Le Triomphe de Pan de Picasso de 1944 s’inscrit dans un corpus particulièrement riche de créations sur le thème du plaisir et des excès de la fête dionysiaque. 

Une exposition organisée dans le cadre de la "Célébration Picasso 1973-2023 : 50 expositions et évènements pour célébrer Picasso".

 

 

L’exposition est organisée en collaboration avec le Musée national Picasso – Paris

 

 

 

 

Du 26 novembre 2022 au 5 mars 2023
Tarif

12€ - 7€ - gratuit voir conditions
Billet donnant accès à l'exposition et aux collections permanentes

Tarif réduit pour les abonnés Técély sur présentation de la carte.

Acheter votre billet
Information horaires

Exposition ouverte du mercredi au lundi de 10h à 18h, le vendredi de 10h30 à 18h00.
Fermée les mardis et jours fériés. 

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À la recherche des hiéroglyphes oubliés.

Jean-François Champollion / François Artaud
Visuel principal
Introduction

Le musée s’associe à la célébration du bicentenaire du déchiffrement des hiéroglyphes par Jean-François Champollion, en 1822, à travers la relation scientifique et amicale qu’entretinrent pendant plus de vingt ans le premier directeur du musée de Lyon, François Artaud (1767-1838), et Jean-François Champollion (1790-1832).

À une époque où les inscriptions hiéroglyphiques étaient peu nombreuses dans les collections, Artaud s’employa à fournir des textes originaux à Champollion, source indispensable à la compréhension de l’écriture des anciens Égyptiens. Il joua également un rôle important dans ses contacts avec le milieu des collectionneurs et des grands marchands d’antiquités égyptiennes, notamment le célèbre Bernardino Drovetti.

L’exposition présente le rôle d’Artaud tout au long de la vie de Jean-François Champollion et met l’accent sur l’importance de l’Égypte antique à Lyon dès le XVIIe siècle.

 

 

Pour aller plus loin

>>> Découvrez la vidéo : "À la découverte des hiéroglyphes"

>>> Retrouvez le livret "L'expo en poche" en PDF.

>>> Pour jouer en famille, téléchargez le livret-jeu de l'exposition.

 

Découvrez les lettres d’Artaud et de Champollion

>>> Lettre de Jacques-Joseph Champollion-Figeac à François Artaud (Grenoble le 29 juin 1811)

>>> Lettre de Jean-François Champollion à François Artaud (Grenoble, le 24 septembre 1820)

>>> Lettre de Jacques-Joseph Champollion-Figeac à François Artaud [1823 ?]

>>> Lettre de Jacques-Joseph Champollion-Figeac à François Artaud (12 mars 1824 ?)

>>> Lettre de Jean-François Champollion à François Artaud (Grenoble le 23 février 1826)

>>> Lettre de François Sallier à François Artaud (Aix 31 mai 1826)

>>> Lettre de Jean-François Champollion à François Artaud (Lazareth de Toulon, le 28 décembre 1829)

Du 1er octobre 2022 au 31 décembre 2022
Tarif

8€ - 4€ - gratuit voir conditions
Billet donnant accès à l'exposition et aux collections permanentes

Information horaires

Exposition ouverte du mercredi au lundi de 10h à 18h, le vendredi de 10h30 à 18h00.
Fermée les mardis et jours fériés. 

Bloc dossier de l’exposition
Retour à la programmation #Exposition archivée

L'invention du Passé

Histoires de cœur et d'épée (1802-1850)
Visuel principal
Pierre Révoil, le Tournoi, 1812.
Pierre Révoil,
Le Tournoi, 1812.
Image © Lyon MBA - Photo Alain Basset
Introduction

L’exposition s’est intéressée à la représentation de l’Histoire dans les arts figurés en Europe au XIXe siècle, et plus particulièrement au regard porté par les artistes sur le Moyen Âge, la Renaissance et le XVIIe siècle.

C'est la première exposition depuis plus de quarante ans à être consacrée à ce courant artistique majeur, réunissant dans un vaste panorama Dominique Ingres, Paul Delaroche et leurs contemporains européens. Sous leur pinceau prennent vie les amours et les destins tragiques des rois et des reines, des princesses et des héros, de Du Guesclin à Bayard, de saint Louis à Henri IV, de Jeanne d’Arc à Marie Stuart.

 

L’exposition « Histoires de cœur et d’épée en Europe 1802-1850 », présentée au musée des Beaux-Arts, met en lumière le rôle précurseur de la scène artistique lyonnaise. Une nouvelle peinture d’histoire apparaît autour des artistes associés au « genre anecdotique » et au « genre historique », au lendemain de la Révolution et au temps du romantisme. Près de 200 tableaux, dessins et sculptures montrent comment les artistes, à travers l’Europe, se sont réapproprié des figures et des épisodes marquants d’un passé « national » longtemps délaissé au profit de l’antiquité et de la mythologie, qu’ils redécouvrent et réinventent, pour les retranscrire en un imaginaire renouvelé.

Le musée des Beaux-Arts s’est associé au Monastère royal de Brou à Bourg-en-Bresse qui présentera dans le même temps l’exposition L’Invention du Passé, Gothique mon amour... 1802-1830.

Cette exposition est reconnue d’intérêt national par le ministère de la Culture et de la Communication/Direction générale des patrimoines/Service des musées de France. Elle bénéficie à ce titre d’un soutien financier exceptionnel de l’État.

Elle est réalisée avec le soutien de l’Institut national d’histoire de l’art.


Commissariat au musée des Beaux-Arts de Lyon
  • Stephen Bann, professeur émérite en histoire de l’art, Senior Research Fellow, université de Bristol.
  • Stéphane Paccoud, conservateur en chef, chargé des collections de peintures et de sculptures du XIXe siècle, musée des Beaux-Arts de Lyon.
Commissariat au Monastère royal de Brou à Bourg-en-Bresse
  • Magali Briat-Philippe, conservateur du patrimoine, responsable du service des patrimoines du Monastère royal de Brou.
Comité scientifique
  • Gérard Bruyère, documentaliste, musée des Beaux-Arts de Lyon.
  • Marie-Claude Chaudonneret, chercheur au CNRS, centre André Chastel.
  • Barbara Ciciora-Czwórnóg, conservateur, musée national de Cracovie, enseignante à l’université pontificale Jean-Paul II, Cracovie.
  • France Nerlich, maître de conférences en histoire de l’art, université François Rabelais, Tours.
  • Sophie Picot-Bocquillon, documentaliste, département des sculptures, musée du Louvre.
  • Alain Pougetoux, conservateur en chef, musée national des châteaux de Malmaison et Bois- Préau.
Du 19 avril 2014 au 21 juillet 2014
Information horaires

Exposition ouverte du mercredi au lundi de 10h à 18h, le vendredi de 10h30 à 18h00.
Fermée les mardis et jours fériés. 

 

Bloc dossier de l’exposition
Bloc contenu 2

Au même moment, les études historiques connaissent un véritable essor ; Walter Scott et les écrivains romantiques s’emparent dans leurs romans de ces thèmes qui connaissent un vif succès auprès des lecteurs, tandis que le théâtre les met en scène. Bien qu’animés d’un souci de vérité et d’un goût pour les lieux, les décors et les objets de ce passé, les artistes n’hésitent pas néanmoins à les transformer pour créer des images très narratives qui suscitent l’émotion du spectateur. Cette vision picturale créée par les peintres du XIXe siècle marque encore souvent à l’heure actuelle nos perceptions de ces épisodes historiques.


Exposition au Monastère royal de Brou : « L'Invention du Passé. Gothique, mon amour » (jusqu'au 21 septembre 2014)

L'exposition présentée au Monastère royal de Brou, monument à l'architecture gothique et la vocation funéraire affirmée, met l'accent sur la mise en scène du passé à travers ses vestiges matériels, dans la peinture « troubadour ». Le patrimoine, médiéval en particulier, a en effet offert soit un décor, soit un sujet de choix pour les artistes du premier tiers du XIXe siècle.


Histoires mises en scène

Paolo et Francesca, de Jean Auguste Dominique Ingres

Le sujet de ce tableau est inspiré du chant V de L’Enfer de l’écrivain italien Dante. Ingres en retient le moment clé : Francesca, en compagnie de Paolo Malatesta, le jeune frère de son époux Gianciotto, seigneur de Rimini au XIIIe siècle, lit le roman des aventures du chevalier Lancelot du Lac. Parvenant au récit de l'amour de Lancelot pour la reine Guenièvre, tous deux s’aperçoivent de leur propre sentiment et échangent un baiser. Au même moment, le mari jaloux les surprend et, tirant son épée, s’apprête à les tuer.

Ingres réalise une première composition sur le sujet en 1814. Il la retravaillera ensuite à plusieurs reprises pour d’autres versions très différentes dans leurs détails, notamment celle ici présentée, qui s’accompagne d’un cadre néo-gothique dessiné par Claude Aimé Chenavard.


Le Tournoi, de Pierre Révoil

Lors d’une joute à Rennes en 1337, un chevalier à l’identité inconnue triomphe de tous ses adversaires. L’un des vaincus parvient à soulever la visière de son heaume : il se révèle être Bertrand Du Guesclin (vers 1320- 1380), jeune noble breton à qui son père avait interdit de participer à ce tournoi. Il deviendra une grande figure de la Guerre de Cent Ans, pendant laquelle il commandera l’armée royale sous le titre de connétable de France.

Ce tableau constitue l’une des tentatives les plus abouties de reconstitution presque archéologique du passé de Révoil. Il s’inspire ici de manuscrits médiévaux enluminés ou d’objets de sa propre collection, comme l’olifant dans lequel souffle le héraut d’armes, une pièce d’Italie du sud de la fin du XIe siècle.


Les Enfants d’Édouard, de Paul Delaroche

Delaroche emprunte le sujet de ce tableau, exposé au Salon de 1831, à la pièce de William Shakespeare, Richard III. À la mort du roi Édouard IV d’Angleterre, son fils aîné devait hériter de son trône et être couronné en tant que Édouard V. Cependant, son oncle, l’ambitieux Richard, duc de Gloucester, met en œuvre le projet de lui ravir le pouvoir. Il fait emprisonner le jeune prince, encore adolescent, ainsi que son frère cadet, dans la Tour de Londres, où tous deux seront assassinés.

Le moment retenu par le peintre se situe juste avant le drame. Les deux princes, pressentant leur funeste sort, se serrent l’un contre l’autre. Le rai de lumière sous la porte et le chien qui dresse l’oreille signalent l’arrivée imminente de visiteurs, que le spectateur peut imaginer comme étant les meurtriers.


François Ier montre à Marguerite de Navarre, sa sœur, les vers qu’il vient d’écrire sur une vitre avec son diamant, de Fleury Richard

La scène représentée se déroule au château de Chambord. Le roi François Ier, connu pour son goût des femmes et sa conduite volage, a ici gravé sur l’une des vitres une inscription ironique : « Souvent femme varie. Bien fol qui s’y fie ». Avec amusement, il montre ces mots à sa sœur, la reine Marguerite de Navarre. Cette anecdote est avant tout prétexte à la reconstitution d’un intérieur de la Renaissance, dans lequel le mobilier et les vitraux sont détaillés avec soin.

Le peintre a cherché des sources pour représenter ses personnages. Si le peintre s’inspire des portraits connus du roi, notamment celui du Titien, il trouve son modèle pour le personnage féminin dans les tableaux de Léonard de Vinci du musée du Louvre.


Valentine de Milan pleurant la mort de son époux Louis d’Orléans, assassiné en 1407, par Jean, duc de Bourgogne, de Fleury Richard

Valentine de Milan (1366-1408) est la fille du duc Jean Galéas Visconti et d’Isabelle de France. Elle devient duchesse d’Orléans en 1389, suite à son mariage avec Louis Ier, frère cadet du roi de France Charles VI. À partir de 1392, la folie de son frère conduit le duc d’Orléans à participer au conseil de régence du royaume, dans un contexte de lutte de pouvoir qui mènera son cousin Jean Sans Peur, duc de Bourgogne, à ordonner son assassinat en 1407. Valentine de Milan ne cessera alors de réclamer justice, avant de mourir de chagrin moins d’un an plus tard.

Remportant un vif succès au Salon de 1802, le tableau entre trois ans plus tard dans la collection de l’impératrice Joséphine.


Cromwell et Charles Ier, de Paul Delaroche

L’épisode illustré par ce tableau est emprunté à un texte de Chateaubriand, Les Quatre Stuarts. Après l’exécution du roi d’Angleterre Charles Ier en 1649, renversé par une guerre civile, son adversaire, Oliver Cromwell (1599- 1658), soulève ici le couvercle de son cercueil pour contempler son cadavre. Pour les spectateurs du Salon de 1831 qui découvrirent ce tableau, une telle représentation n’était pas sans écho à la récente Révolution française et à l’exécution de Louis XVI.

De récentes découvertes ont établi que Delaroche connaissait bien l’art anglais de son temps et qu’il a mené une véritable recherche autour de l’iconographie de Cromwell. Il a pu notamment s’inspirer d’études de costumes, en particulier de bottes, menées dans des châteaux anglais par James Ward, un artiste qu’il connaissait.


Don Juan d’Autriche présenté à l’empereur Charles Quint à Yuste, de Eduardo Rosales

Après avoir abandonné le pouvoir, l’empereur Charles Quint se retire en 1556 dans le monastère de Yuste, en Espagne, pour y finir sa vie. Il demande alors qu’on lui présente son fils illégitime, don Juan d’Autriche (1545-1578), qui servait comme page auprès d’un noble du pays, afin de lui révéler sa naissance. Ce jeune homme connaîtra un illustre destin militaire, commandant notamment la flotte victorieuse des armées ottomanes lors de la bataille de Lépante en 1571.

Après avoir abandonné le pouvoir, l’empereur Charles Quint se retire en 1556 dans le monastère de Yuste, en Espagne, pour y finir sa vie. Il demande alors qu’on lui présente son fils illégitime, don Juan d’Autriche (1545-1578), qui servait comme page auprès d’un noble du pays, afin de lui révéler sa naissance. Ce jeune homme connaîtra un illustre destin militaire, commandant notamment la flotte victorieuse des armées ottomanes lors de la bataille de Lépante en 1571.


Louis d’Orléans montrant sa maîtresse, d'Eugène Delacroix

L’anecdote illustrée par ce tableau est empruntée à l’Histoire des ducs de Bourgogne de Prosper de Barante. Le duc Louis Ier d’Orléans (1372-1407), grand amateur de femmes, aurait voulu jouer un tour à son chambellan, Aubert Le Flamenc, dont l’épouse, Mariette d’Enghien, était devenue sa maîtresse. Par amusement, le duc lui aurait montré la jeune femme nue, le visage caché, afin de lui faire juger de sa beauté, et le mari trompé ne l’aurait pas reconnue.

Delacroix situe cette scène dans un Moyen Âge imaginé, dont il restitue l’esprit plutôt que le détail. Il joue d’une palette riche et du rendu luxueux des étoffes pour renforcer l’érotisme de la représentation.


Stańczyk, de Jan Matejko

Stańczyk (vers 1480-1560) est le bouffon de la cour du roi de Pologne Sigismond Ier. Connu pour son esprit vif et ses propos d’une lucidité prémonitoire sur le sort de son pays, il est devenu au XIXe siècle une figure symbolique de la culture nationale dans l’art et la littérature. Ce tableau de Matejko est l’une des premières œuvres le représentant et s’impose comme l’une de celles qui ont contribué à la construction de cette identité polonaise.

Stańczyk assiste ici à un bal donné par la reine en 1514 pour célébrer la victoire des armées polonaises sur les troupes de la principauté de Moscou à Orsza. Or, au même moment, la perte de la ville de Smoleńsk constitue une nouvelle inquiétante qui laisse présager un futur sombre pour le pays. Seul le fou semble toutefois le pressentir, alors que la cour s’amuse.