Le jardin du musée des Beaux-Arts se situe dans l’ancien cloître de l’abbaye des Dames de Saint-Pierre, construit au XVIIe siècle et occupé par des moniales bénédictines jusqu’à la Révolution française. Remanié à plusieurs reprises au cours du XIXe siècle, il accueille, au milieu des parterres de fleurs et sous les branchages des arbres, de nombreuses sculptures – de copies d’antiques, aux chefs-d’œuvre d’Auguste Rodin et d’Antoine Bourdelle et installations contemporaines, telles que Terra de Claudio Parmiggiani enterrée dans le jardin.
Présentées dans le cadre de la 18e édition de la Biennale de Lyon, les pièces de Susan Philipsz, Luz Broto et de Gideon Horvàth résonnent avec l’histoire de ce lieu et de ses œuvres.
Accès gratuit au jardin.
Musée ouvert du mercredi au lundi de 10h à 18h, le vendredi de 10h30 à 18h00.
Fermé les mardis et jours fériés.
Susan Philipsz
Vit et travaille à Berlin, Allemagne. La pratique de Susan Philipsz est étroitement liée aux espaces, chaque oeuvre étant conçue en dialogue avec le contexte spécifique de sa présentation. Le son constitue son médium principal, appréhendé comme une forme sculpturale mettant en relation le corps des spectateur·rices,
l’architecture et les strates historiques qui les traversent. Ancré dans la recherche, son travail se déploie à travers des compositions sonores mêlant musique et chant, voix, enregistrements d’archives ainsi qu’un jeu de répétition et de silence. Attentive aux thèmes de l’absence, de la perte, de la mémoire et de l’espoir, l’artiste mobilise le son pour sa résonance émotionnelle et psychique.
Luz Broto
De subtils déplacements dans les structures sociales et spatiales caractérisent les interventions in situ de Luz Broto. Investissant l’espace public, elle propose des situations qui invitent les individus à échanger rôles, routines ou positions, révélant ainsi les systèmes d’organisation et de contrôle sous-jacents. Sa pratique repose sur des gestes minimaux de déplacements perceptifs, interrogeant les notions d’accès, de responsabilité et de comportement collectif, tout en rendant visibles les règles implicites qui régissent les interactions quotidiennes.
Gideon Horváth
Travaillant principalement l’installation et la sculpture, Gideon Horváth développe une pratique inscrite dans les théories queer et nourrie par les mythes gréco-romains. Au cœur de son travail se trouve la notion de vulnérabilité, envisagée comme une force collective. L’artiste s’attache à déconstruire les visions binaires du monde — dont l’opposition entre nature et culture — en mettant en cause les structures dualistes et hiérarchisées qui les sous-tendent.