En savoir plus sur l’œuvre d’Hippolyte Flandrin

autoportrait
Hippolyte Flandrin,
Autoportrait au chevalet, vers 1860
Image © Lyon MBA - Photo Alain Basset
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Les grands décors d’Hippolyte Flandrin

La spécialisation d’Hippolyte Flandrin dans le grand décor religieux débute très tôt dans sa carrière. Il obtient une première commande pour une chapelle de l’église Saint-Séverin à Paris (1839-1841), bientôt suivie par celle du sanctuaire et du chœur de l’église Saint-Germain-des-Prés (1842-1848). Le succès de ce dernier chantier est considérable et se poursuit par le décor de l’église Saint-Paul à Nîmes (1846-1849), de la nef de l’église Saint-Vincent-de-Paul à Paris (1848-1853), de la basilique Saint-Martin d’Ainay à Lyon (1855), pour se conclure à nouveau à Saint-Germain-des-Prés, quelques mois avant sa disparition.

L’artiste travaille également à des décors de bâtiments publics civils, suite à des commandes pour le palais du Luxembourg (actuel Sénat), pour le Conservatoire national des arts et métiers, pour l’Hôtel de Ville de Paris. Il est sollicité à plusieurs reprises pour intervenir au Palais du Commerce, puis à l’Hôtel de Ville de Lyon, sa ville natale, à laquelle il reste très attaché, mais il est contraint de décliner en raison d’une charge trop abondante de chantiers.

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Décor de la basilique Saint-Martin d'Ainay, Lyon
Hippolyte Flandrin,
Décor de la basilique Saint-Martin d'Ainay, Lyon, 1855
© Jean-Pierre Boursier - Creative Commons
Contenu
Les œuvres d’Hippolyte Flandrin dans les collections des musées

Le travail très conséquent que lui demandent ces décors occupe une grande partie de son temps et réduit sa production de tableaux, à l’exception des portraits. Néanmoins, son œuvre est visible aujourd’hui dans un grand nombre de musées à travers le monde, témoignant de son importance. Parmi les institutions membres du réseau FRAME, le Cleveland Museum of Art, le Detroit Institute of Art, le musée des Beaux-Arts de Dijon, le musée de Grenoble, le Palais des Beaux-Arts de Lille, le Los Angeles County Museum of Art, le musée Fabre de Montpellier, le musée d’arts de Nantes, le Petit Palais-musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris, le musée des Beaux-Arts de Rouen, le musée d’art moderne et contemporain de Saint-Etienne Métropole, le musée des Beaux-Arts de Tours et le Francine and Sterling Clark Art Institute de Williamstown conservent chacun des productions de l’artiste.

À la suite de l’exposition organisée par le musée des Beaux-Arts de Lyon, le Cleveland Museum of Art accueillera une exposition-dossier, conçue en collaboration, intitulée Flandrin: French Portrait Master.

Hippolyte Flandrin et le musée des Beaux-Arts de Lyon

Le fonds du musée des Beaux-Arts de Lyon, qui comprend des peintures, des dessins, des gravures, des photographies et des pièces d’archives, a été initié par des achats directement auprès de l’artiste et des envois de l’État. Il s’est ensuite considérablement enrichi grâce à la générosité de ses descendants, tout spécialement son fils cadet Paul-Hippolyte Flandrin, lui-même peintre. L’achat en 1991 de l’album dit « des portraits », contenant les études préparatoires à la quasi-totalité des créations de l’artiste dans ce genre, a constitué un événement de premier ordre. De nouveaux dons et achats sont encore récemment venus compléter cette collection, parmi lesquels peuvent être cités l’esquisse pour Jésus Christ et les petits enfants offerte en 2011 par Clémentine Gustin-Gomez, les portraits de Gustave Louis Chaix d’Est-Ange et Firmin Laferrière, donnés en 2014 par Laure et Jean-Baptiste de Proyart et en 2018 par Bruno Racine, ou encore une étude pour la Pietà et le modello peint pour La Mort de Jésus-Christ sur le Calvaire.



Ce projet bénéficie du généreux soutien de FRench American Museum Exchange (FRAME), réseau dont le musée des Beaux-Arts de Lyon est membre, dans le cadre d’un programme de subvention d’urgence aux musées initié à l'occasion de la crise Covid-19.

 
Dossier préparé par Stéphanie Dermoncourt, Elena Marchetti, Véronique Moreno-Lourtau, Sophie Onimus-Carrias et Stéphane Paccoud, avec le concours de Louise Delbarre, Sophie Picot-Bocquillon, Émilie Checroun, et des musées partenaires du réseau FRAME.